C’est-à-dire des libations
INDE. — POÉSIE LYRIQUE
nous réclamons votre antique secours , votre (constante) amitié, ô vous, amis fidèles et puissants, héros généreux et magnifiques : (soyez pour nous) comme deux pères.
8. O (dieux) bienfaisants, les Prières, dans leur ardeur de se joindre à vous, ont l’air de lutter entre elles pour vous prêter des forces. Nos Invocations et nos Chants viennent vers Indra et Varouna, comme les vaches (du sacrifice) vers le soma qui les embellit.
9. Oui, mes chants montent jusqu’à Indra et Varouna, et désirent leurs bienfaits. Tels (autour de leur seigneur) s’assemblent des serviteurs avides de richesses, de faibles femmes demandant leur nourriture.
10. Puissions-nous être possesseurs d’une opulence constante ! Puissions-nous avoir et des chevaux et des chars ! Que ces (dieux), dans leur course toujours propice, nous envoient des richesses et de (belles) montures !
11. O Indra et Varouna, soyez pour nous de généreux auxiliaires, et arrivez pour le combat qui nous promet d’abondantes dépouilles. Déjà les armes brillent dans cette mêlée. Puissionsnous recueillir les fruits de cette guerre !
A INDRA ET VAROUNA, PAR TRASADASYOU'.
(Mètre : Trichtoubh.)
1. (Varouna 1 2 3 parle.) O Immortels, la royauté qui s’exerce sur nous tous se partage entre moi (et le dieu) Kchatriya*, auteur de toute existence. Les dieux coopèrent à l’œuvre de Varouna. Je suis le roi de mes collègues.
2. Je suis le roi Varouna ; en moi résident toutes les forces vitales. Les dieux coopèrent à l’œuvre de Varouna. Je suis le roi de mes collègues.
3. Je suis Indra et Varouna ; je suis ces deux mondes, grands, beaux, larges et profonds. Tel
1. Trasadasyou est le Richi de cet hymne, c’est-àdire celui qui parle et qui agit dans cette espèce de petit drame; mais il ne saurait en être l’auteur, qui est probablement Vâmadéva.
2. Le commentateur dit que la parole est à Trasadasyou. Le lecteur jugera si j’ai pu adopter cette idée. Trasadasyou est bien un héros demi-dieu : on le confond avec Mandhâlri, avatare d’Indra. Mais est-il possible de lui faire tenir le langage que l’on va entendre?
3. Ce mot signifie possesseur d’un Kchatra, d’un fief, et par conséquent guerrier. C’est une épithète qui contient à Indra, au dieu qui combat et qui est roi.
[Lect. vu. J
que Twachtri, j’ai dans ma sagesse donné le mouvement à toute la nature. J’ai soutenu le ciel et la terre.
4. J’ai répandu les eaux purifiantes ; j’ai placé l’être lumineux au foyer du sacrifice. Par le sacrifice (est né) le brillant fils d’Aditi, qui a développé les trois mondes.
5. Les chefs aux nobles coursiers et ardents aux combats, les guerriers, au milieu de la mêlée, m’invoqueut. Je suis Maghavan, je suis Indra, je préside aux batailles, je soulève la poussière (de la plaine), doué d’une force victorieuse.
6. C’est moi qui ai fait cet univers. Personne ne peut résister à ma puissance divine et invincible. Quand je suis enivré du soma et (du bruit) des hymnes, les deux mondes, dans leur immensité, tremblent (devant moi).
7. (Le poète répond.) Tous les mondes te connaissent. O sage Varouna, ce que tu dis de toi est vrai. On te célèbre comme vainqueur de tes ennemis ; (tu es) Indra, et tu as délivré les Ondes.
8. Apres la mort du fils de Dourgaha «, nous avons eu pour pères les sept Richis. A l’épouse (de Pouroucoutsa) ils ont donné Trasadasyou, qui ressemble à Indra, et qui est vainqueur de Vritra et demi-dieu.
9. O Indra et Varouna, rouroucoulsani - vous a honorés par ses holocaustes et ses invocations. C’est aiusi qu’elle a obtenu de vous Trasadasyou, vainqueur de Vritra et demi-dieu.
10. En récompense de nos libations et de nos holocaustes, puissions-nous, heureux Dèvas, jouir de la richesse, comme les vaches (jouissent) de l’herbe du pâturage ! O Indra et Varouna, écartez de nous (le mal), et donnez-nous chaque jour la vache (de l’abondance).
AUX ASWINS, PAR POUROUM1LHA ET DJAMILHA.
FILS DE SOUUOTRA.
(Mètre : Trichtoubh.)
1. Quel dieu va nous entendre ? Parmi ces (protecteurs) dignes de nos sacrifices, quel est celui qui accueillera notre hymne? En l’honneur de
1. Trasadasyou est fils de Pouroucoutsa, et petit-fils de Dourgaha. Après la mort de son père, il eut pour tuteurs sept Richis, que le commentaire semble indiquer comme étant ceux que l’on appelle Saptarcliis.
2. Nom de l’épouse de Pouroucoutsa. Par le conseil des Richis, elle a honoré Indra et Varouna, qui lui ont donné Trasadasyou.
[ Lecl. Vit.]
quelle (divinité) ferons-nous entendre cette sainte louange, qui va au cœur et qu’accompagne l’holocauste ?
2. Parmi les dieux quel est le mieux disposé à venir nous visiter ? Qui fera notre bonheur ? Quel est le plus fortuné ? Quel est ce char fameux et léger, traîné par de rapides coursiers, que la fille du Soleil 1 a préféré?
3. Au moment de l’aurore, vous venez vous unir aux Jours, comme Indra à la Puissance 2. (Êtres) divins, ailés, nés du Ciel, de quelle œuvre merveilleuse vous êtes chargés !
4. Quel éloge peut égaler votre mérite? O Aswins ! par quelle prière vous inviterons-nous à venir? Qui est capable de soutenir votre indignation? Doux et nobles défenseurs, délivrez-nous.
5. Votre char couvre au loin le ciel, enroulant avec vous à travers l’océan (des airs). Que (nos prêtres) vous apportent leurs mets (consacrés) et leurs grains d’orge, et tâchent, ô doux (protecteurs), de mériter par le miel (de leurs libations) le miel (de vos bienfaits).
6. Que l’onde (des libations) arrose vos chevaux ; que ces coursiers ailés poursuivent avec splendeur leur carrière. Nous reconnaissons la présence de ce char rapide qui vous a rendus les maîtres de la fille du Soleil.
7. (Dieux) équitables et véridiques, si par mes sacrifices j’ai pu vous plaire, que notre prière devienne pour nous un trésor d’abondance ! Protégez votre chantre. Que notre désir arrive jusqu’à vous !
AUX ASWINS, PAR POUROUMILHA ET DJAMILHA.
(Mètre : Triehtoubh.)
1. O Aswins, nous voulons invoquer aujourd’hui votre char large et rapide, qui marche de concert avec la Vache (lumineuse) ; qui sur son banc (merveilleux) transporte la fille du Soleil ; (char) célébré dans nos hymnes, et chargé de biens et de richesses.
2. Divins Aswins, enfants du Ciel, ce sont les œuvres (saintes) qui vous donnent cette beauté. Les Offrandes embrassent votre forme, et les Hymnes vous placent sur votre char.
3. Qui va aujourd’hui vous honorer avec l’holocauste, et, demandant votre secours, vous con-