‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 449 sur 1127 · Appelée Sakti · texte numérisé non relu

Appelée Sakti

vier par l’hymne (sacré) à boire le soma? Qui, par ses invocations, appellera vos regards, ô Aswins, sur l’ancien ministre du sacrifice?

4. Puissants et véridiques (Aswins), venez à nos cérémonies sur votre char d’or. Prenez le miel de notre soma , et versez vos bienfaits sur le peuple qui vous honore.

5. Oui, sur ce char d’or, (sur ce char) roulant venez à nous et du ciel et de la terre. Que d’autres, par leurs hommages, se gardent de vous prévenir. Ne sommes-nous pas vos plus anciens serviteurs ?

(5. (Dieux) protecteurs, accordez-nous, à nous deux, une large opulence, soutenue par une forte famille. O Aswins, quand les Pouroumîlhas vous chantent, les Djamilhas chantent avec eux.

7. (Dieux) équitables et véridiques, si par mes sacrifices j’ai pu vous plaire, que notre prière devienne pour nous un trésor d’abondance ! Protégez votre chantre. Que notre désir arrive jusqu’à vous !

HYMNE XIII

AUX ASWINS, PAR VAMADEVA.

( Métrés : Triehtoubh et Djagatî.)

1. L’astre lumineux se lève; il s’attelle, le char 1 qui roule autour du loyer où brille (Agni). Sur ce (char) sont placées les trois offrandes présentées au couple (divin); on y distingue aussi le quatrième vase des libations

2. Au lever de l’aurore, les Offrandes, aussi douces que le miel, s’élèvent rapides et légères ; leur vertu 5 repousse les ténèbres qui les environnent, et projette au loin dans l’air des lueurs éclatantes.

3. Que votre bouche se plaise à goûter le miel de nos libations, et attelez votre char pour venir le prendre. (A votre tour) répandez aussi sur votre route, sur nos maisons, le miel dont vous

1. Ce n’est point le char des Aswins que le poëte désigne ici; c’est le char du sacrifice, attelé par le prêtre en l’honneur de ces divinités, et qui a pour carrière le foyer où brûle Agni. Le commentateur n'est pas de mon avis. Dijou est pour lui Aditya.

2. Ces trois offrandes sont celles qui se font aux trois époques de la journée. La quatrième me semble celle dont il a été question dans les hymnes aux Ribhous, quand on y dit que la coupe du sacrifice a été divisée en quatre parties.

3. Les offrandes jetées sur le feu augmentent son activité; elles font briller ses rayons, qui se répandent sur tout le monde.

INDE. — POESIE LYRIQUE

[Lect. VII.]

portez vous-mêmes, ô Aswins, le vase agréable.

4. Avec vos coursiers aux ailes d’or, rapides, doux, innocents, s’éveillant avec l’aurore, humides de rosée, heureux (de notre soma ) et disposés à faire des heureux, venez à nos sacrifices, comme les mouches (viennent chercher) le miel.

5. 0 bienfaisants Aswins, les Feux, avec leurs douces offrandes et leurs heureuses invocations, vous célèbrent le matin, (à cette heure) où, d’une main purifiée, sage et empressé, j’extrais du mortier le soma savoureux.

6. (Nos) rayons *, avec le jour, repoussent (les ténèbres), et projettent au loin dans l’air des lueurs éclatantes. Le Soleil attelle ses coursiers, et apparaît. (O Aswins), prenez la force de la Swadhd , et suivez toutes les voies qui vous sont ouvertes.

7. O Aswins, dans mon hymne pieux j’ai célébré votre char immortel, qui, traîné par de superbes coursiers, vous transporte autour des mondes. Venez prendre nos holocaustes, et devenez nos sauveurs.

HYMNE XIV

A INDRA ET VAYOU, I> A R VAMADÉVA.

(Melre : Gàyatri.)

1. O Yâyou, sois le premier dans nos saints jours à boire la douce libation. Tu mérites cette prérogative.

2. Appelé par nos innombrables désirs, attelle tes coursiers, ô Vàyou, assieds-toi sur le même char qu’lndra,et goûtez tous deux de notre soma.

3. 0 Indra et Vâvou, que vos mille coursiers vous amènent à nos mets (sacrés) et à nos libations de soma.

4. O Indra et Vàyou, montez sur ce char au siège d’or, qui touche le ciel et que célèbrent nos sacrifices.

5. O Indra et Vàyou, sur ce char large et solide approchez-vous de votre serviteur, et venez en ces lieux.

6. 0 Indra et Vàyou, ce soma (est prêt) ; (venez) dans la maison de votre serviteur vous réjouir avec les Dévas , et boire nos libations.

7. O Indra et Vàyou, dirigez-vous de ce côté, que vos (coursiers) soient lancés pour vous amener à nos libations de soma.

I. J’enli’nds que ce sont les rayons du sacrifice dont il esl question dans la note précédente.

A INDRA ET VAYOU, PAR VAMADÉVA.

( Métré : Anouchtoubh.)

1. O Vàyou, brillant (des feux du sacrifice), je te présente nos douces libations. (Sois) le premier (à les recevoir) dans ces saints jours. O dieu, nous te désirons; attelle tes coursiers, et viens boire notre soma.

2. O Indra et Vàyou, vous méritez l’honneur de goûter de ces breuvages (sacrés). Ils coulent vers vous qui nous protégez, comme les ondes (coulent) vers la vallée.

3. O Indra et Vàyou, maîtres puissants de la Force, vous êtes portés sur le môme char ; pressez vos coursiers pour venir à notre secours et à nos libations de soma.

4. O Indra et Vàyou, héros qui aimez à prendre votre part de nos sacrifices, donnez-nous, (donnez) à votre serviteur ces coursiers qui vous appartiennent, et qui font l’objet de tous les désirs.

HYMNE XVI

A VAYOU, PAR VAMADÉVA.

{ Mètre : Anouchtoubh.)

1. Visite les sacrifices du père de famille, (sacrifices) nouveaux et riches en présents. O Vàyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

2. Tu peux briser tes ennemis; et, attelant tes coursiers, tu montes sur le même char qu’Indra. ü Vàyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

3. Les deux (corps) azurés qui contiennent tous les trésors et portent toutes les formes poursuivent leur carrière. O Vàyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

4. Que tes quatre-vingt-dix-neuf coursiers1, aussi rapides que la pensée, t’amènent (ici). O Vàyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

5. O Vàyou, attelle tes cent chevaux magnifiques. O Vàyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

(i. Ainsi, que ton char solide arrive avec les mille présents, ü Vàyou, sur ton beau char, viens boire le soma.

1. C’est un nombre attribué ailleurs aux torrents célestes. Yoy. page 61.

[l.ect. VU.]

HYMNE XVII

RIG-VÉDA. — St

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