A AGNI, PAR V A V R I
(Mètres : Gâyatrî, Anouchtoubh et Virât.)
1. Les (lueurs du matin) commencent à poindre et à se lever. A la voix du (poète) Vavri (le dieu appelé) Vavri 1 se réveille. Sur le sein de sa mère 1 2, il ouvre les yeux.
2. Les (hommes) qui te savent vigilant invoquent ton nom et entretiennent ta force. Ils se confient en toi, (comme les guerriers) dans leur ville fortifiée.
1. Le mot Vavri a ordinairement le sens de forme ( roûpa ). C’est ce qui couvre, ce qui entoure. 11 semble donc que Vavri est moins Agni que Ta splendeur qui l’enveloppe. Et à ce sujet je ferai la remarque que la plupart des noms donnés aux poêles de cette série d’hymnes sont des épithètes d’Agni, tels que Dharouna Icha, Soutambliara, Pourîcha, Dwita, Vavri, etc. J’avoue même que quelquefois le sens des phrases a pu être forcé pour qu’il se rapportât à un Richi humain plutôt qu’à un Déva, à une forme d’Agni, à un Rite personnifié. En effet, il serait possible que tous ces enfants d’Atri ne fussent que des êtres imaginaires, devenus Ricltis, c’est-à-dire les Voyants de l’hymne, par la création du poète, personnifiant ainsi les divers actes du sacrifice qui concourent à fêter Agni, etquisont représentés comme autant de formes du dieu sacrificateur.
2. C’est la t erre du foyer, sur lequel il a été transporté ep sortant de l’Aranl.
I 3. Les fidèles, avec leurs douces libalious, font grandir la lumière de (ce dieu) dont les rayons blanchissent *. Avide de nos offrandes, orné de nos hymnes, (Agni) lève son col doré.
4. Comme un lait désirable, nous l’avons tiré du sein de sa mère; il se retrouve entre les deux grands parents, s’engraissant de nos libations, brûlant, invincible, immortel, ennemi terrible.
5. 0 radieux Agni, apparais, te jouant sur la cendre et agité par le vent. Qu’elles soient victorieuses, ces flammes aiguës, effilées, qui se dressent sur le foyer !
HYMNE XII