‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 519 sur 1127 · J'invoque donc cette forte et adorable fa · texte numérisé non relu

J'invoque donc cette forte et adorable fa

1. J’ai rendu le mot Prithivî par nu e. Ce mot le plus ordinairement signifie terre-, mais ce n’est qu’un?, épithète, qui a le sens de large, sens qui me semble parfaitement convenir au nuage chargé d'eau. En bien des endroits les poètes ont employé le mot Prithivî pour signifier une partie de l’espace céleste. Je me suis donc cru autorisé à chercher un sens plus satisfaisant que celui que m’indiquait le commentateur, embarrassé. 11 ne me semble pas plus difficile pour le poète de créer une terre volante que des montagnes aériennes. Voyez même page, col. 2 ,note 1.

2. L’uurs s’appelle Rikcha; et je ne sais pas pourquoi le commentateur veut que ce mot soit un synonyme d’Agni.

3. 11 me semble que, dans tout ce passage, ces coursiers et ces chars, ce sont les flammes et les sacrifices. L’invitation d’atteler les coursiers est faite non aux Marouls, mais aux sacrificateurs. Les deux coursiers ( harl ) me paraissent être les deux espèces d'offrandes. Et ici le cheval dont pade le poète est ou Agni lui-même, ou du moins le sacrifice.

4. Voy. page 247, col. 2, note 3. Rodasi, considérée comme l’épouse de Roudra, est la mère des Marouts. On sait que les épouses des Dieux sont les Prières employées d ins l ‘s invocations que l’on fait en

1 honneur de ces Dieux. Rodasi est encore regardée comme la Nue, épouse de Rou Ira. Ne confondez pas ce féminin Rodasi, avec un duel Rodasi, qui s’emploie pour désigner le ciel et la terre.

mille des Marouts, que l’on voit briller sur ce char. En même temps qu’eux est honorée une noble (déesse), Mîlhouchî féconde et fortunée.

AUX MAROUTS, PAR SYAVASWA.

(Métrés : Djagatî et Trichtoubh.)

1. Enfants de Roudra, compagnons d’Indra, venez sur vos chars d’or vous livrer ensemble au plaisir : venez pour notre bonheur. Notre prière vous appelle. Vous nous ouvrez les sources célestes, comme (jadis vous l'avez fait pour Gotama) épuisé de soif2.

2. (Dieux) prudents, enfants de Prisni 3, habiles archers, couverts d’armes retentissantes, pourvus de glaives, de flèches, de carquois, de traits menaçants, montés sur de beaux chars et maîtres d’excellents coursiers, ô Marouts, vous vous avancez avec pompe.

3. Agitez le ciel, (remuez) les montagnes (célestes) et (répandez) des trésors sur votre serviteur. Les forêts ont tremblé de crainte sur votre passage. Ébranlez la terre, terribles enfants de Prisni. Pour le bonheur (des hommes) vous avez attelé vos daims.

4. Les Marouts, tels que des frères jumeaux tous égaux en force et en beauté, brillent sous les reflets de l’onde pure. (Dieux) bons et grands, montés sur leurs coursiers noirs ou jaunâtres, ils s’étendent aussi loin que le ciel.

1. Mîlhouchî est le féminin de l’adjectif mllhouch (pluvius), épithète de Roudra. On en a fait un nom de la Nue, épouse de ce Dieu, autrement appelée Rodasi ou Prisni.

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