‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 535 sur 1127 · La note 1, page 58, col. 2, essaye do donner · texte numérisé non relu

La note 1, page 58, col. 2, essaye do donner

une explication sur co qu’il faut entendre par les roues

2. Où êtes-vous, divins Nâsatyas? En quel endroit du ciel vous êtes-vous fait entendre? Quel peuple daignez-vous visiter? quel (chantre a fait retentir) le bruit de vos louanges?

3. Quel (mortel) venez-vous trouver? quel (mortel) visitez-vous? Dans quelle (maison) amenez-vous votre char? quel est celui dont vous préférez les hommages? Nous vous appelons à notre sacrifice.

4. O (dieux) qui comblez nos vœux, vous envoyez à Pôra 1 le nuage d'où fonde jaillit, et (vous le faites tomber sur la terre) de celui qui vous honore par le sacrifice, comme (le chasseur pousse) le lion dans le piège qui l’attend.

5. Vous avez enlevé à Tchyavâna 2 sa vieille forme, comme on enlève une cuirasse. Vous l’avez rendu jeune, et l’avez fait digne de l’amour de son épouse.

G. Le chantre de cet hymne vous est dévoué. Puissions-nous pour notre fortune attirer vos regards. Écoutez ma voix, et arrivez à notre secours, ô (dieux) trésor d’abondance.

7. Au milieu de tant de mortels quel est celui qui vous honore aujourd’hui? O (dieux) dignes d’être célébrés par les sages, ô vous, trésor d’a-

du char des Aswins. Le passage présent semblerait contrarier un peu te système de cette note. On croirait ici qu’une de ces roues, c’est le soleil ; il en résulterait que les autres roues devraient être les astres de la nuit. Les deux roues des Aswins, ne serait-ce pas le ciel et la terre? Le commentaire, expliquant les mots nàhouchàni yougàni, donne au mot yovga le sens de savana, et au mot nàliouclia le sens de mànouchya; ce qui n’explique rien. J’ai pensé qu’il fallait rendre à nâhouclia le sens de la, racine naha (lier, enchaîner), et entendre : temps où les sacrifices sont enchaînés, c'est-àdire la nuit. Toute la nature même est alors liée. Mais il est une autre explication que je proposerais de ces yougas de Nahoucha. Adoptant un sens allégorique pour la légende de Nahoucha, changé en serpent, je verrais dans ces révolutions naliouchiennes les révolutions accomplies par les serpents de la nuit, les astres qui serpentent dans les ténèbres dont le ciel est couvert. Je conserverais ainsi à ces mots le sens de périodes nocturnes. Cependant, revenant au sens indiqué par le commentateur, on pourrait supposer que le char des Aswins a trois roues, qui sont les trois savanas. Le savana du milieu du jour est brillant, c’est l’instant de la plus haute splendeur du soleil. Les savanas du soir et du matin ont lieu au moment de l’obscurité, aux heures où le soleil est plus rapproché des enfants de Nahoucha.

1. Le texte, par un de ces abus de mots si fréquents dans l’Orient, offre le rapprochement de la même expression employée trois fois dans un sens différent. Pôra est le nom du poète qui a composé l’hymne : il est en même temps un des synonymes du mot nuage et une épithète des Asw'ins. Le même vers contient ces trois mots; et c’est sans doute une beauté du style de ces vieux temps.

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