‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 550 sur 1127 · A AGNI, PAR ISHARAD WA DJ A · texte numérisé non relu

A AGNI, PAR ISHARAD WA DJ A

[Métré : Trichtoubh.)

1. Un (mortel) qui désire par un sacrifice nouveau obtenir les secours dont il a besoin vient honorer le céleste fils de la Force, le sacrificateur brillant qui brise le bois (du bûcher) et marque sa voie d’une trace noire.

2. Agni élève dans l’air sa flamme blanchâtre et bruyante. Ses feux murmurants renouvellent

Cakchivàn, a été la souche d’une famille sacerdotale fort célèbre. Le prêtre, au moment du sacrifice, est couvert de l’éclat d’Agni, et brille comme le dieu lui-même. Le commentaire regarde le mot ôsidja comme un synonyme de soleil.

et perpétuent sa jeunesse. Le maître de la pureté grandit ; il poursuit, il dévore l’épaisse ramée qu’on lui livre.

3. O Agni, ô (dieu) pur, tes flammes, pures comme toi, repoussées par le vent, s’élancent de différents côtés. Issues du bûcher, ces (flammes) célestes et nouvelles 1 s’attachent aux bois du foyer, qu’elles rongent de leur (dent) aiguë.

4. O brillant (Agni), tes rayons éclatants ressemblent à des coursiers libres et sans frein qui tondent la prairie, A tes splendides lueurs tu ouvres une large carrière, et leur voie s’élève à la hauteur de Prisni 2.

5. Ainsi la langue de ce (dieu) fécond se joue au milieu des vaches (du sacrifice), comme la foudre du belliqueux Indra (au milieu des vaches célestes). Telle que le lacet du guerrier, la flamme d’Agni, formidable et invincible, saisit le bois du bûcher.

6. Ton rayon a été comme le guide, armé du grand aiguillon s, qui t’a ouvert les domaines terrestres. Frappe de toute ta force sur l’ennemi qui ne connaît pas la crainte; abats l’orgueilleux, terrasse le méchant.

7. (Dieu) admirablement beau, doué d’une puissance singulière, donne-nous une abondance étonnante et merveilleusement variée. Donne à celui qui te célèbre par de pompeuses louanges une large, superbe et mâle opulence.

A AGN I, PAR BHARADW A D .1 A

1. Agni, (surnommé) Vêswdnara, est l’enfant du sacrifice; il a la tète dans Je ciel et le pied sur la terre. 11 est sage, il est roi ; il est l’hôte des mortels, et les Dévas l’ont produit pour déposer dans sa bouche l’holocauste.

1. Le commentateur traduit ainsi le nom Navagwa (■ noûtanagamana ). Cette épithète a été jusqu’à présent appliquée à une classe de Ricins qui concourent au sacrifice, et plusieurs explications en ont été données, qui différent de celle-ci. Peut-être vaudrait-il mieux traduire allumées par les Navagivas . Yoy. page 80, col. I, note 6.

: i . Nous doutions dans les notes précédentes de l’application que l’on devait faire du mot Prisni. Nous savons maintenant qu'il y a une terre, une Prilhivi céleste, et que cette Prilhivi, mère des Marouts, porte aussi le nom de Prisni.

3. C’est le tutra ou trodana , dard avec lequel on frappe l’éléphant pour le faire avancer. Il semble que le conducteur doit porter le nom de Toda,

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