‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 667 sur 1127 · C’est un nom de Roudra, qui règne sur les trois mondes · texte numérisé non relu

C’est un nom de Roudra, qui règne sur les trois mondes

2. Le commentaire me manque pour expliquer ce mot. Je suppose que c’est une plante, sans doute un cucumis.

3. Aryaman reçoit ici l’épithète i’Aditi, qui devient son nom au distique 8.

vers nous. C’est l’œil du monde, le gardien de tous les êtres, animés et inanimés ; il voit parmi les mortels le juste et l’injuste.

3. O Mitra et Varouna, le Soleil attelle (à son char) ses sept cavales humides de ghrita; elles le transportent dans (l’air qui est) son séjour. Et lui, soumis à vos lois, (parcourt) les mondes, et, de même que (le pasteur inspecte) son troupeau, il passe en revue tous les êtres.

4. Des mets aussi doux que le miel sont préparés pour vous. Le Soleil est monté sur l’océan lumineux, et les Adityas, animés tous d’un doux transport, Mitra, Aryaman, Varouna, lui ouvrent la voie.

5. Mitra, Aryaman, Varouna, sont les ennemis de toute impiété. Ces puissants et invincibles fils d’Aditi ont grandi dans la demeure de Rita.

6. Mitra et Varouna possèdent une force insurmontable, qui les rend vainqueurs de l’insensé. Ils s’approchent du sage qui les honore par le sacrifice; ils éloignent de lui le mal, et le conduisent dans la bonne voie.

7. Les yeux sans cesse ouverts sur le ciel et la terre, ils surveillent l’insensé. (Us connaissent) le gué par lequel on peut traverser ce fleuve large et profond. Qu’ils nous fassent heureusement arriver à l’autre bord.

8. Que l’irréprochable (Aryaman), Mitra, Varouna, accordent à leur serviteur une heureuse et vigilante protection. Que nous obtenions par nos œuvres de compter de nombreux enfants, et d’éviter la colère des dieux.

9. (Un homme) s’est-il éloigné de l’enceinte du sacrifice en refusant l’holocauste ? Que Varouna le frappe de maux. Mais, (ô Dieux) généreux, qu’Aryaman protège son serviteur contre tout ennemi, et lui (ouvre) un large monde.

10. L’influence de ces (dieux) brillants a quelque chose de mystérieux : ils triomphent par une force secrète. (0 maîtres) généreux, nous tremblons de crainte devant vous. Rassurez-nous par la grandeur de votre puissance.

11. Que ces seigneurs magnifiques récompensent la prière du prêtre, qui chante l’hymne au milieu d’une heureuse abondance d’offrandes. Qu’ils lui donnent une habitation vaste et fortunée.

12. O divins Mitra et Varouna, nous vous adressons cet hommage au milieu des sacrifices. Éloignez de nous tous les dangers. Et vous, secondeznous toujours de vos bénédictions.

[Lect. V.)

A MITRA ET VAROUNA, PAR VASICHTHA.

(Mètre : Trichtoubh.)

1. 0 Mitra et Varouna, le Soleil, qui est votre œil magnifique et divin, se lève en étendant (ses rayons). Il voit tous les mondes, et reconnaît parmi les mortels (la voix) de la Prière.

2. O Mitra et Varouna, un sage que recommandent sa vertu et ses longues études, vous adresse sa prière. (O Dieux) puissants, sa piété vous plaît, et vous semblez par vos œuvres récompenser ses libations *.

3. O bienfaisants Mitra et Varouna, sur cette vaste terre, comme dans l’immensité du ciel, envoyez vos rayons aux plantes et aux hommes. Allez grandissant, et protégez-nous sans cesse.

4. Loue la splendeur de Mitra et de Varouna : leur grandeur énergique enchaîne le ciel et la terre. Que les mois s’écoulent pour les impies, et que leur race s’éteigne. Que les prières du sacrifice augmentent notre maison.

5. O (Dieux) généreux, ils sont insensés, ces (hommes) qui n’ont pour vous ni offrandes, ni sacrifice. L’impiété est suivie de sa peine. Vous n’ignorez point les mystères (des cœurs).

6. Et moi, par des adorations j’ai glorifié votre sacrifice. Pressé par des ennemis, je vous invoque, ô Mitra et Varouna. Que nos hymnes nouveaux, que nos cérémonies vous soient agréables.

7. O divins Mitra et Varouna, nous vous adressons cet hommage au milieu des sacrifices. Éloignez de nous tous les dangers. Et vous, secondez-nous toujours de vos bénédictions.

A MITRA ET VAROUNA, PAR VASICHTHA.

(Mètre : Trichtoubh.)

1. Le Soleil développe ses rayons, et il (éclaire) les œuvres des enfants de Manou. Tout se remplit également delà lumière de (l’astre) qui est formé par l’œuvre (sainte), et honoré par les maîtres du sacrifice 2.

2. O Soleil, apparais devant nous, au milieu de nos chants, avec tes rapides coursiers. Dis à

1. Je rends ainsi le mot Saradah, que le commentaire traduit par Samvatsarân.

2. Le Soleil naît à la suite du sacrifice : il est comme le fils du sacrificateur.

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