‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 68 sur 1127 · A A G X I, PAR C A N XV A , FILS DE G H O R A · texte numérisé non relu

A A G X I, PAR C A N XV A , FILS DE G H O R A

( Mètre : Vrihatî.)

1. Par des hymnes solennels, nous implorons, au nom de l’assemblée religieuse (ici réunie), le grand Agni, que tant d’autres invoquent comme nous.

2. Agni, augmente la force des mortels ! Nous t’honorons par des holocaustes; sois-nous aujourd’hui favorable, sois notre protecteur, (ô dieu) qui possèdes la richesse !

3. Nous te choisissons pour être le messager (des dieux) et le sacrificateur, toi qui renfermes tous les hiens. Tes feux grandissent et s’étendent : tes rayons touchent au ciel.

4. Pour les dieux Varouna, Mitra, Aryaman, s’allument les feux de leur antique messager. Le mortel qui t’honore, ô Agni, obtient par toi toute l’opulence (qu’il souhaite).

5. Agni, tu es pour les mortels un heureux messager, un sacrificateur, un gardien du foyer domestique, une source de joie. Toutes les œuvres fortes et constantes qu’accomplissent les Dévas se font par ton concours.

6. Par toi, Agni, toujours jeune et fortuné, se consomment tous les holocaustes; sois-nous favorable et aujourd’hui et dans l’avenir, et, par les sacrifices que nous offrons, augmente la force des dieux.

7. C’est Agni surtout, (Agni) brillant de son propre éclat, que les hommes viennent honorer par leurs hommages; ce sont les feux d’Agni qu’ils allument par leurs offrandes, quand ils veulent être vainqueurs de leurs ennemis.

8. (C’est avec lui que les autres dieux) ont vaincu Vritra et lui ont donné la mort; (avec lui qu’ils) ont étendu le ciel, la terre et les eaux, pour en faire le domicile (des êtres). Qu’(Agni) soit pour Canwa, qui l’invoque, un riche bienfait mr ; (qu’il le dirige vers la richesse) comme le cheval hennissant (porte le guerrier) vers les vaches (de ses ennemis).

9. Prends place (sur notre cousa); lu es noble, grand, et digne de nos hommages. Brille donc, Agni, le bien-aimé des dieux, et enveloppe-toi d’une fumée éclatante et remarquable!

10. Toi que les Dévas ont allumé ici-bas en faj veur de Manou, objet précieux du sacrifice cl

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maître des holocaustes; toi qui nous réjouis par le don de la richesse, et qu’a fêté le Canwa Médhyâtîthi 1 ; toi qu’honorent le généreux (père de famille) et ceux qui chantent des hymnes !

11. Cet Agni, que le Canwa Médhyâtithi alluma jadis, nos offrandes viennent de le faire briller au foyer du sacrifice. Que uos chants s’élèvent pour célébrer la grandeur d'Agni !

12. Toi qui reçois nos offrandes, comble-nous de biens; car tu es l’ami des dieux, Agni. Tu es le roi de l’abondance la plus renommée. Fais notre bonheur, toi qui as la puissance.

13. Lève-toi donc, et sois notre protecteur, non moins que le divin Savitri. Lève-toi pour nous accorder 1’aborrdance, à nous qui, par les hymnes de nos prêtres, invoquons ton appui.

li. Lève-toi, et sois notre guide pour nous sauver du mal. Brûle tous nos ennemis, fais que nous nous levions également pour agir et pour vivre. Fais agréer aux dieux nos sacrifices.

15. (Dieu) jeune et resplendissant, Agni, sauvenous du Râkchasa ; sauve-nous du méchant ,

' étranger à toute générosité ; sauve-nous de l’ennemi cruel, et de celui qui veut notre mort.

16. Comme (le guerrier) armé d’une massue, accable de tout côté nos vils adversaires, ô toi qui es entouré de rayons brûlants ! Ne souffre pas que nous ayons pour maître le mortel qui nous hait, et qui aiguise ses traits contre nous.

17. Ce n’est pas (en vain) qu’on a demandé à Agni la richesse qui procure la force. Agni a donné le bonheur à Canwa; il a sauvé Médhyâtithi et ses amis; il a comblé de ses biens (le mortel) qui le glorifie.

18. Nous appelons à notre sacrifice, de la région lointaine (où ils séjournent maintenant), Tourvasa, Yadou et Ougradéva. Qu’ils viennent avec Agni; que ce dieu, vainqueur du Dasyou , amène aussi Navavâstwa, Nrihadratha et Tourvîti 2.

19. Agni, c’est Manou qui, pour le bonheur de sa race à jamais bénie, a constitué ton foyer lu-

1. Le le\te porte Médhyâtithi ; je crois que c’est le même que Médhâlithi, tils de l’ancien Canwa. On dit aussi que Médhàtîthi et Médhyâtithi sont deux frères, fils de Canwa.

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