‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 69 sur 1127 · Cette strophe renferme les noms de plusieurs per · texte numérisé non relu

Cette strophe renferme les noms de plusieurs per

sonnages appelés râdjarchis. Yadou est un des cinq fils d’Yayàli, cinquième roi de la race lunaire. Tourvasou, appelé ici Tourvasa, était son frère. Je ne sais rien d’Ougvadéva ni des autres. Cette histoire antique cite plusieurs Yrihadrathas. Je, pense que la mémoire de ces princes, renommés pour leur piété, est ici évoquée par le poète reconnaissant ; leurs mânes sont invités à venir siéger au sacrifice.

mineux. Tu as lui pour Canwa, ô (dieu) né au foyer du sacrifice; et, arrosé (du beurre consacré),tu obtiendras toujours le respect des mortels.

20. Les rayons d’Agni sont brillants, forts, redoutables. Il est difficile d’en approcher. Daigne réduire en cendres les mauvais génies ', doués d’une force (funeste), et tous les (ennemis de notre bonheur).

AUX MAROUTS, PAR CANWA - .

1. Enfants de Canwa, célébrez la puissance des Marouts que transporte un char brillant, ( puissance) rapide et inattaquable dont vous ressentez les effets.

2. Ils viennent de naître, brillants de leur propre éclat. (Voyez-vous ) leurs armes, leurs parures, leur char traîné par des daims? (entendezvous ) leurs clameurs?

3. Écoutez, c’est le bruit du fouet qu’ils tiennent dans leurs mains; c’est le bruit qui, dans le combat, anime le courage.

4. Acette troupe (divine), qui détruit vos ennemis, noble, forte et glorieuse, offrez la part d’hymnes et de sacrifices que lui accordent les Dévas.

5. Loue donc cette puissance des Marouts, invulnérable et rapide, qui règne au milieu des vaches (célestes), et ouvre avec force (leurs mamelles pour en faire couler) le lait 3.

6. Parmi vous qui remuez si puissamment le ciel et la terre, qui agitez celle-ci comme la cime ( d’un arbre ), quel est le plus vigoureux?

7. Contre votre marche impétueuse et terrible, l’homme ne peut résister; les collines et les montagnes s’abaissent devant vous.

1. Ces mauvais géDies portent ici le nom d ’Yàtoumàvàn; plus haut, au vers 10 de l’hymne précédent, c’était Yàtoudhànan.

2. Ce Canwa, dont le nom est cité dans le cours de l’hymne, est-il le même que celui dont nous avons parlé, lecture i,note 1, col. 2, page 48 ? Le mot Ghora, qui signifie terrible, et qui est le nom de son père, peut avoir quelque analogie de sens avec le mot Apratiratha , qui implique Yidèed'invincible. Cependantje pense qu’ilfaut distinguer le fils de Ghora et le fils d’Apratiratha ; que ce dernierest un ancien Canwa, souche d’une famille sacerdotale, et père de Médhâlithi ou Médhyâtithi, ici mentionné, etque le fils de Ghora est unmembre moins ancien de la famille des Canwas, lequel rappelle, dans cet hymne un des titres d’honneur de son aïeul. Le commentateur dit quelque part que le fils de Ghora devint fils de son propre frère Canwa.

3. Ces vaches, comme nous le savons, ce sont les nuages; leur lait, c’est la pluie.

INDE. — POESIE LYRIQUE

8. Sous vos pas redoutables, la terre tremble de crainte, telle qu’un roi accablé par l’âge.

9. Le lieu de votre naissance est ferme et stable 1 ; vous pouvez, du sein de votre mère, vous élancer, tels que des oiseaux; car, des deux côtés, est un élément solide.

10. Ces (dieux) répandent le son comme on répand la libation. Leur souffle étend les voies du ciel ; (l’eau tombe), et la vache (en s’y désaltérant) y entre jusqu’aux genoux.

11. (Voyez-vous) ce long et large (nuage), fils de l’onde (qui s’v amoncelle) ? (Il semble) invulnérable. (LesMarouts) savent le chemin par lequel on arrive jusqu’à lui pour l’ébranler.

12. O Marouts, puisque vous avez la force, faites-la sentir aux hommes, faites-la sentir aux collines.

13. Quand les Marouts sont en marche, le chemin retentit de leur voix: chacun les entend.

14. Accourez, portez ici vos pas rapides. Les enfants de Canwa vous attendent avec leurs offrandes ; ici vous serez satisfaits.

15. Agréez notre sacrifice, car nous vous sommes dévoués. Daignez nous assurer une longue existence.

AUX MARODTS, PAR CANWA.

[Mètre : Gâyatrî.)

1. O vous qui aimez nos hymnes, qui vous plaisez sur notre cousa , quand viendrez-vous nous prendre dans vos bras, comme un père (prend) son enfant ?

2. Où êtes-vous maintenant? Quand arriverezvous? Venez de la terre comme du ciel. (N’entendez-vous pas les hommes) soupirer après vous, comme les vaches (après le pâturage)?

3. O Marouts, où sont les biens nouveaux (que nous allons tenir de vous)? où sont vos trésors? où sont toutes vos félicités ?

4. Fils de Prisai, quand vous ne seriez pas immortels, (faites toutefois) que votre panégyriste jouisse d’une longue vie.

5. Que l’homme qui chante vos louanges ne soit pas comme la (faible) biche sur le gazon; qu’il n’aille pas tristement fouler le chemin d’Yama.

Page 1