‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 70 sur 1127 · Le lieu de la naissance des Yenls est la terre · texte numérisé non relu

Le lieu de la naissance des Yenls est la terre

considérée comme leur mère, la terre porte le nom de

Prisni. Voit leclure H, note 5, col. 1, page 53. L’air, placé entre le ciel et la terre, reçoit les Vents.

[Lect. ni.]

6. Que jamais Nirriti 1 si redoutable par sa force, Nirriti l’insurmontable, ne vienne nous frapper; qu’elle tombe avec la soif (qu’elle a causée).

7. Oui, c’est la vérité : ces (dieux) forts et resplendissants, dont Roudraest le chef, peuvent, sur un sol desséché, faire tomber la pluie sans l’accompagner de vent.

8. Tel que la vache , le tonnerre mugit ; comme le veau est suivi de sa mère, (les Marouts sont suivis) de la foudre, et par eux la pluie sort (du nuage).

9. Les Marouts, même pendant le jour, forment une espèce de nuit avec le nuage qui transporte les ondes et qui fond sur la terre.

10. Le bruit des Marouts a retenti, et aussitôt toute demeure sur la terre, les hommes même, ont tremblé.

11. O Marouts, dont la main est forte et la marche infatigable, venez ici près de ces rivières aux bords agréables.

12. Que vos roues, que vos chars, que vos chevaux soient fermes; que leurs harnais soient éclatants de lumière.

13. Allons, élève la voix pour célébrer Agni, (qui est) Brahmanaspati 2, et qui ne brille pas moins que Mitra.

14. Que les vers harmonieux 3 sortent de ta bouche, et se répandent comme une (douce) pluie. Chanta l’hymne religieux.

15. Célèbre la troupe des Marouts, brillante, digne d’éloges et de respects. Qu’ici, dans ce sacrifice, ils reçoivent nos hommages.

HYMNE Vil.

AUX MAROUTS, PAR CANWA.

(Mètre : Vrihatî.)

1. O Marouts, lorsque de la région lointaine (où vous habitez), comme un rayon lumineux, vous lancez votre souffle puissant, quel est l’homme dont le sacrifice, dont l’hymne vous attire? quelle maison, ô dieux terribles, quel mortel visitez-vous ?

2. Que vos traits soient solides pour repousser nos ennemis, fermes pour les arrêter ; que votre force soit digne de louange, et ne ressemble

1. Voy. lecture ii, note 4, col. 2, page 54. Nirriti, déesse du mal, me semble être ici la Maladie; la soif dont il est question, doit être celle de la lièvre.

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