AUX VI WA DÉ VAS, PAR MANOU 2, FILS DE VISVASWAN
( Mitre : Vrihatî.)
1. L’hymne se fait entendre. Agni s’avance comme pontife. Les mortiers et le gazon du sacrifice ont été préparés. Mon vers invoque les nobles secours des Marouts, de Brahmanaspati et des (autres) dieux.
2. (O Agni), viens ! Voici lès offrandes, le foyer, le bois, les plantes, (les prières) du matin et du soir. O Viswadévas, ô (Dieux) conservateurs 3, qui possédez tous les biens, soyez les gardiens de nos prières.
3. Que le Sacrifice antique s’avance (aujourd’hui) en l’honneur d’Agni et des (autres) dieux, des Adityas, de Varouna ferme en ses œuvres, des Marouts environnés de splendeur.
1. Ritaspati. Je suppose que Rit est la lumière, ou plutôt l’onde pure du nuage au seinduquel est Twachtri, le feu du ciel, et le père de la fécondité. Le commentateur confond Rit avec Rita, qui est le sacrifice. Dans les Pourànas, Siva, qui est le même que Roudra et Vâyou, épouse la fille de Dakcha, lequel est, ainsi que Twachtri, un des noms d’Agni ou du sacrifice.
2. Cette énonciation incroyable est fondée sur ce fait, que dans quatre vers de cette pièce le nom de Manou est cité. Mais il est visible qu’il n’y est cité que comme nom générique. Même dans le vers 7, ce même mot fait allusion à un ancien personnage.