A AGNI, PAU N A B II A C A, ENFANT DE CANWA
( Mètre ; Mahâpankli.)
1. Je veux honorer Agni par mon hymne et mon sacrifice; Agni est digne de nos chants.
[Lect. III. J
( Qu’il porte aux dieux nos libations. Entre le ciel et la terre, au milieu de nos sacrifices, il remplit la fonction de messager. Périssent tous nos ennemis !
2. O Agni, (touché) de nos hymnes, éloigne de nos personnes la haine de nos ennemis : commande à l’impiété de nos adversaires ; éteins la rage de ces insensés. Périssent tous nos ennemis!
3. O Agni, je t’offre la prière telle qu’un ghrita que je place dans ta bouche. Au milieu des dieux accueille (nos vœux) ; tu es (le maître) antique et fortuné, le messager du sacrificateur. Périssent tous nos ennemis !
4. Agni, à la demande de son serviteur, accorde toute espèce de présents. Invoqué, honoré par l’offrande et la libation, il donne et la richesse et la félicité. Périssent tous nos ennemis !
5. Agni se fait reconnaître par son œuvre forte et variée. Sacrificateur entouré des offrandes des perpétuelles (Aurores), il s’avance pour attaquer (ses ennemis). Périssent tous nos ennemis !
6. Agni connaît la naissance des dieux; il connaît les mystères des mortels. Agni, surnommé Dravinodas et invoqué par l’hymne, ouvre les portes (de la richesse). Périssent tous nos ennemis !
7. Agni réside au milieu des Dcvas , parmi ce peuple saint et honorable. Il jette comme une fleur de (pieuse) allégresse sur toute l’œuvre religieuse des sages, Déva adorable entre tous les Dcvas. Périssent tous nos ennemis !
8. Agni est entouré des sept enfants de Manou ‘ ; il est le maître de toutes les Ondes -. Invoquons cet Agni qui a trois demeures, qui, en faveur de Mandhâtri 5, a donné la mort au Dasyou, qui règne dans les sacrifices Périssent tous nos ennemis !
9. Agni, distingué par sa science et sa sagesse, habite trois mondes différents. Qu’il honore les trente-trois dieux. Que celui que nous avons fait notre prêtre et notre messager, exauce tous nos vœux. Périssent tous nos ennemis!
1. Nous avons vu ailleurs l’expression panlcliamânouchah, impliquant l’existence de cinq espèces d’ôtres, enfants de Manou. Voy. page 43, col. 1, note 1. Ici nous trouvons saptamànouchah , et je pense que l’auteur fait allusion aux sept ministres du sacrilice ou aux sept espèces d’offrandes. Les Rites institués par Manou sont personnifiés. Je ferai observer, sans penser que cette observation soit applicable ici, queüiodore de Sicile, livre II, chapitre 40, divise les Indiens en sept classe*.