‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 785 sur 1127 · O Agni, nous savons que jadis tu as se · texte numérisé non relu

O Agni, nous savons que jadis tu as se

couru notre père. Nous implorons aussi ton assistance.

A INDRA, PAR COUROUSOUTI, FILS DE CANWA.

( Mètre : Gâyatrî.)

1. J’invoque le merveilleux Indra, qui est roi par sa force et compagnon des Marouts. (Je le prie) de me protéger.

2. Indra, l’ami des Marouts, a brisé la tête de Vritra avec sa foudre aux cent nœuds.

3. Indra, l'ami des Marouts, grandissant avec force, a ouvert le sein de Vritra pour répandre les ondes de l’océan (aérien).

4. C’est par Indra, accompagné des Marouts et avide de notre soma, que la clarté céleste a été conquise.

5. Nous appelons par nos prières l’adorable et robuste Indra, l’allié des Marouts et le partisan du sonia.

6. Par une antique prière nous invoquons Indra, l’allié des Marouts, et nous l’invitons à boire le soma.

7. O bienfaisant Indra, ô Satacratou, associé aux Marouts, et célébré par l’hymne du sacrifice, bois ce soma.

8. O (Dieu) qui portes la foudre, ô Indra l’allié des Marouts, ces libations sont versées pour toi. Tes chantres t’invoquent de cœur.

9. O Indra, ami des Marouts, bois le soma que l’on te présente dans ces jours de fête; aiguise ta foudre avec force.

10. Lôve-toi dans ta puissance, ô Indra, et, en buvant ce soma que te verse le vase (sacré), fais remuer tes mâchoires.

11. O Indra, le Ciel et la Terre te vénèrent, quand avec bruit tu frappes le Dasyou.

12. De mon hymne qui marche sur huit pieds *, et qui, pour l’honneur du sacrifice, s’enrichit d’ornements nouveaux, je fais (comme un vêtement) léger dont j’enveloppe (les dieux), à commencer par Indra.

1. Il me semble que j’ai presque inventé le sens de cette phrase. Le commentaire, dans le mot aclitâpadi, trouve une allusion aux huit régions célestes, appelées dis et vidis. La Gâyatrî, qui est le mètre de cet hymne, se compose de trois parties, lesquelles ont chacune huit syllabes. Il m’a paru que ce sont bien là les huit pieds dont il était naturel de douer l’hymne.

INDE. — POÉSIE LYRIQUE

[Lect. V.]

A INDRA, PAR COUROUSOUT1.

[Mètres : Gâyatrî et Vrihatî.)

1. Satacratou à peine né dit à sa mère : « Quels sont ces cris terribles que l’on entend 1 ? »

2. « Ce sont, » dit la puissante (déesse), Ornavàbla et Ahîsouva 2 3. O mon fils, qu’ils soient vaincus par toi ! ><

3. Le vainqueur de Vritra les a brisés avec sa foudre 5, tels que les rayons d’une roue dans le moyeu du char. Il a grandi, et a frappé les Dasyous.

4. Qu’Indra, d’un seul trait, boive donc les trente libations de soma qui lui plaisent.

5. Dans ces demeures aériennes qui n’ont point de fondations, Indra a frappé le (Nuage), Gandharva (céleste), pour le bien de ses dévots serviteurs.

G. Indra a lancé sa longue flèche sur les montagnes (de l’air), et il en a extrait pour nous une nourriture abondante.

7. O Indra, tu as pour compagne une flèche incomparable qui a cent pointes et cent ailes.

8. Maintenant que tu es grand et fort, que cette (flèche) te serve à procurer l’abondance à ceux qui te chantent, hommes et femmes.

9. Dans ta haute sagesse tu as fait, agrandi, consolidé tous ces ouvrages, dont la force frappe nos regards.

10. Que Viclmou, aux larges pas, dépêché par toi, nous découvre toutes ces œuvres. O Indra, (fais que) le sanglier (céleste nommé) Èmoucha 4 nous donne des centaines de (ruisseaux) féconds, et une (heureuse) abondance de lait nourricier.

11. Ton arc fortuné est façonné avec art, et frappe des coups nombreux. Ta flèche d’or est sûre. Tes deux bras sont chargés d’ornements ; ils s’étendent pour nos plaisirs et notre bonheur.

1. Le début de cet hymne se retrouve plus haut, hymne xiv, lecture m, st. 4.

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