‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 862 sur 1127 · Nous avons vu qu’Aditi est la terre du sacrifice · texte numérisé non relu

Nous avons vu qu’Aditi est la terre du sacrifice

4. Le lecteur a pu remarquer que déjà plusieurs fois j’ai traduit le mot nabhas par tige, fibre, traduction hasardée que la force des choses m’a fait adopter, et qui peut se justifier déjà en partie par le nu 5 des sens attribués à ce mot nabhas dans le dictionnaire de M. Wilson.

INDE. — POESIE LYRIQUE. [Lect. m,l

immortelle essence de Rita. Les prêtres, gardiens généreux de l’holocauste, s’empressent de fêter le (dieu), et de répandre la libation.

5. Soma s’unissant aux Ondes pousse un cri; il livre à Manou son corps, qu’il a dévoué aux dieux. Il dépose au sein d’Aditi * 1 un enfant 2 qui un jour nous fera obtenir une heiireuse lignée.

6. Que (les Eaux) fécondes des quatre Régions célestes 3 tombent à l’envi sur ce troisième monde où coulent les mille torrents (de Soma). Que ces flots, aussi doux qu’un pur ghrita, nous apportent du ciel l’holocauste et l’ambroisie (divine).

7. Soma prend une forme blanche. Quand le (divin) Asoura veut être généreux, il l’est d’une manière souveraine. Il s’unit à la prière et à l’œuvre sainte, et va dans le ciel déchirer ce grand corps dont il fait jaillir les ondes.

8. Tel qu’un coursier bondissant, (Soma) se jette dans le bassin où brille la blancheur du lait. Les prêtres continuent leurs prières , et , à la voix de ce Cakchîvân qui a vécu cent hivers, ils entourent (Soma) des produits de la vache.

9. O Soma, ô (Dieu) pur, ton suc, mêlé aux ondes, passe sur le filtre de laine. O (Dieu) pur, source de bonheur, versé par (la main) des sages, deviens la douce boisson d’Indra !

HYMNE xi.

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