‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 870 sur 1127 · L’admirable Indou a mille voies, mille tor · texte numérisé non relu

L’admirable Indou a mille voies, mille tor

est une forme d’Agni, lequel réside aussi dans le soleil.

1. Le texte porte gobhih, que lo commentaire traduit par le mot rayons. J’ai donné à ce mot le sens que je suis habitué à lui donner quand il est question do Soma.

INDE. - POÉSIE LYRIQUE

| Lpcï III.]

rents; il présente il Indra son miel désirable. Viens, ô généreux Soma, ô toi qui nous donnes, comme fruit de ta victoire, et la Terre et les Eaux. Ouvre-nous une large route.

5. Tu résonnes dans le vase des (purifications), où tu te môles (au lait) de la vache; tu passes sur le feutre de laine. Ainsi purifié, ô Soma, tel qu’un coursier chargé de biens, coule dans les entrailles d’Indra !

6. Coule pour le plaisir de la race divine, pour le plaisir de l’adorable Indra, pour le plaisir de Mitra, de Varouna, de Vâyou, de Vrihaspati. Sois invincible, et doux comme le miel.

7. Les dix Doigts te purifient dans le vase (sacré). Les Prières et les Hymnes des sages précipitent ta course rapide. Tes saintes et douces liqueurs accourent à nos louanges, et pénètrent (au cœur) d’Indra.

8. O (Dieu) pur, nous attendons de toi une mâle famille, de larges pâturages, une maison grande et vaste. Qu’aucun méchant ne soit notre maître. O Indou, qu’avec loi la victoire nous donne tous les biens.

9. Le (dieu) sage, libéral et prudent s’élève au ciel, dont il allume tous les {lambeaux. Roi brillant, il entre avec bruit au vase (des libations), et les (Pitris) *, gardiens des hommes, reçoivent sa liqueur.

10. Dans l’heureux séjour d’Agni, ces amis (de Soma), chacun de son côté, agitent leur douce langue, et se gorgent de cette liqueur, qui, née sur la colline, gonflée des Ondes du Samoudra, a étendu dans le vase (des purifications) son flot aussi doux que le miel

11. Toutes les voix 1 2 de ces amis ont célébré cet être ailé qui arrive sur le foyer. Les Prières caressent ce nourrisson qui frémit, cet oiseau doré qui se repose sur la terre 3.

12. Le (divin) Gandharwa s’est dressé sur le foyer. 11 a vu briller autour de lui toutes les formes du monde. Le jour s’est revêtu d’un doux éclat, et le (dieu) pur a répandu sa lumière sur le Ciel et la Terre, nos deux (grands) parents.

1. J’ai pensé que dans ce vers et dans les deux stances suivan'es il était question de ces Pitris, qui sont les Feux du s icrifice. Voy. page 491, col. 1, note 4. Ils sont personnifiés avec la qualité de Riehis. On peut croire aussi que ce sont ces Pitris ou Pères des prêtres, préseuts au sacrifice au nombre de sept, et appelés surtout du nom d’Angiras.

2. Allusion aux prières et aux hymnes qui sont récités au moment où les feux s’allument.

Page 1