‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 92 sur 1127 · Voy. lecture ni, note 2, col. 1, page · texte numérisé non relu

Voy. lecture ni, note 2, col. 1, page

6. Voy. lecture ni, note 2, col. 1, page 63. Le commentaire dit que Tourvîti était de la famille des Vayyas.

7. Deux sens sont présentés pour ce passage par le commentateur. Étasa est le nom d’un Richi, qui, porté sur son char; échappe au danger; ou bien, Indra aurait, dans un combat, sauvé les chars et les chevaux des princes plus haut nommés; car le mot étasa signifie cheval. J’ai choisi le premier sens : on retrouve ailleurs ce personnage d’Elasa. 11 eut une querelle et par suite un combat avec Soûrya, fils de Swaswa, lequel, désirant un fils, fit un sacrifice au Soleil, et obtint que ce dieu s’incarnerait dans son enfant. Étasa fut, dans cette circonstance, protégé par Indra.

8 C’est le même nombre de milliers que celui qui a été mentionné plus haut, au vers 9 de l’hymne 7. C’est aussi le nombre des torrents formés par la pluie, lecture il, hymne 13, vers 1 .

|Lect. IV. J

j comble ensuite nos vœux en nous accordant la richesse.

10. Autour des lianes de Vritra s’étendait une montagne noire qui arrêtait l’essor des eaux. Ces ondes prisonnières, dont la longue chaîne se prolongeait au loin, Indra les a, sur les pentes

! (du ciel), précipitées en torrents.

11. O Indra, accorde-nous le bonheur avec la gloire; que notre force soit assez grande pour résister à nos ennemis. Conserve-nous riches et puissants. Que par toi nous ayons des richesses, de la famille, des aliments.

A IÜDRA, PAR S A V Y A ,

( Mètre : Djagatî.)

1. Indra est plus étendu que le ciel, pius grand que la terre. Terrible et fort, en faveur des hommes il s’enflamme, et, tel que le taureau qui aiguise ses cornes, il affile son trait foudroyant.

2. Océan aérien, il est comme la mer et reçoit dans son sein les vastes torrents du ciel. Iudra, pour prendre part à nos libations, accourt avec l’impétuosité du taureau, toujours prêt à prouver sa force dans le combat pour mériter nos louanges.

3. O Indra, ce n’est pas pour toi que le nuage grossit cohime une montagne. (Tu le frapperas en notre faveur.) Tu es le roi de ceux qui possèdent l’opulence. Dieu puissant, c’est par des coups d’éclat qu’il nous apparaît, redoutable et disposé à toute espèce d’attaque.

4. 11 aime l’hymne que lui adressent les pieux (solitaires) de la forêt, et par ses exploits il se fait reconnaître des mortels. C’est quand le noble Maghavan reçoit l’hommage de nos hymnes que son cœur est flatté, et que, par ses largesses, il répond aux vœux de son serviteur.

5. Soutien des mortels, avec une sainte vigueur il livre pour eux de grands combats. Aussi les mortels ont foi dans le brillant Indra, qui frappe (leurs ennemis) d’un trait mortel.

6. Ami de la louange, de plus en plus ferme et vigoureux, il détruit les demeures fondées (par les Asouras); il empêche les splendeurs célestes d’être voilées, et, pour le bonheur de celui qui offre le sacrifice, il fait descendre la pluie.

7. O toi qui aimes le soma et qui écoutes nos hymnes avec plaisir, dispose ton âme à la libéralité. Dirige de ce côté tes deux coursiers. Ceux que tu protèges, ô Indra, sont parmi les écuyers les plus habiles à conduire un char. Ni la ruse,

[Lect. IV.]

SECTION PREMIÈRE

ni la violence ne sauraient triompher de toi.

8. Dans tes mains tu portes des richesses infinies; ton corps divin est doué d’une force invincible. Telles que des puits abondants, toutes les parties de ton vaste corps , ô Indra , sont des sources de bienfaits et d’œuvres salutaires.

A INDRA, PAR S A V Y A

(j Mètre : Djagatî.)

1. Avec l’empressement qui pousse le coursier vers la cavale, qu’Indra vienne prendre les copieuses libations que le père de famille a versées dans les coupes. (Faisons que) le grand (dieu), avide de nos offrandes, arrête ici son char magnifique tout resplendissant d’or, et attelé de deux chevaux azurés.

2. Les chantres pieux et avides de ses faveurs entourent son autel, se rendant vers lui comme les marchands vers la mer. Toi aussi, empressetoi de venir vers celui qui est le maître delà force et la vertu du sacrifice, de même que les femmes vont vers la montagne,(pouryrecueillirdes fleurs).

3. Il est rapide, il est grand. Dans les œuvres viriles, sa valeur brille d’uu éclat irréprochable; pernicieux (pour nos ennemis), et se distinguant comme la cime de la colline. Terrible, couvert d’une cuirasse de fer, enivré de nos libations, il va, au milieu de ses sujets, dans le lieu où sont enchaînés (les nuages), se jouer du magicien Souchna .

4. Quand la force 'divine , augmentée par tes offrandes, vient, pour ton bonheur, s'unir à Indra, comme leSoleif à l’Aurore, alors le dieu qui, par sa puissance indomptable, dissipe les ténèbres, soulève les clameurs de ses ennemis, et les précipite violemment dans la poussière.

5. Lorsque tu veux faire retirer les ondes, et, dans chaque partie du ciel, restituer à l’air toute sa pureté, alors, puissant Indra, dans ton ivresse, qui répand sur nous le bonheur, tu frappes Vritra avec courage, et tu nous ouvres l’océan des pluies.

6. C’est ta puissance, ô magnanime Indra, qui donne à la terre les ondes du ciel. Enivré de nos libations, tu fais jaillir l’eau (delà mer); et, d’une arme lancée d’un bras non moins fort que le sien, tu atteins Vritra.

A INDRA, PAR S AV Y A

(Mètre : Djagatî.)

1. J’apporte mon hommage au dieu magnifique, grand, riche, vrai et fort. Telle que le cours de

ces torrents qui descendent de la montagne, sa puissance est irrésistible; il ouvre à tous les êtres le trésor de sa force et de son opulence.

2. Ah ! sans doute le monde entier se dévoue à ton culte; les libations coulent en ton honneur non moins abondantes que des rivières, quand on voit ta foudre d’or menaçante, meurtrière, s’attacher sans relâche (au corps de Vritra), semblable à une montagne.

3. Pour ce terrible, pour cet adorable Indra, viens, brillante Aurore, préparer les offrandes du sacrifice : ce dieu n’est fort, puissant et lumineux, il n’est Indra que pour nous soutenir, comme le cheval n’est fait que pour nous porter.

4. 0 Indra, trésor d’abondance et de louanges, nous sommes à toi; en toi nous mettons notre confiance. Les hymnes montent vers toi, et nul autre n’en est plus digne. A toi sont nos chants, de même que tous les êtres sont à la terre.

5. Indra, ta force est grande, et nous sommes tes serviteurs. Accomplis le vœu de celui qui te chante. Ta force est aussi étendue que le ciel, et cette terre se courbe de frayeur devant ta puissance.

6. Dieu armé de la foudre, tu déchires avec ton arme les flancs de (Vritra), de cette large montagne qui remplit les airs; et les ondes qu’elle retenait, par loi, ont trouvé leur cours. Oui, tu possèdes la souveraine puissance.

A A G N I, PAR NODHAS, FILS DE GOTA1IA.

(Mètres : Djagatî et Trichtoubh.)

1. L’immortel, né de la force, s’élance rapidement, chargé par le père de famille d’être le sacrificateur et le messager (des dieux). Il a ouvert les voies merveilleuses de la lumière, et, dans le sacrifice offert aux divinités, il allume l’holocauste.

2. Le (dieu) toujours jeune, s’unissant à son propre aliment, se dispose à le consumer avec rapidité, et se dresse au-dessus du bûcher. Telle que le coursier, la flamme brillante s’échappe du foyer, et frémit ainsi que le tonnerre sous la voûte céleste.

3. Porteur des offrandes, placé en avant par lesRoudras et les Vasous, sacrificateur et pontife, trésor d’oblations, immortel, il est célébré parles humains , enfants d’Ayou , comme le char qui transporte leurs holocaustes, et il reçoit dans son sein resplendissant leurs précieuses libations.

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