‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 974 sur 1127 · A DIVERS DIEUX, PAR LES G O PA Y AXA S · texte numérisé non relu

A DIVERS DIEUX, PAR LES G O PA Y AXA S

( Mètres : Trichtoubh, Pankti et Mahâpankti.)

1. Que cette existence nouvelle soit prolongée, et menée (par le maître de la vie) comme un char

1. Les Gopâyanas, dit le commentateur, se rendent au tombeau de leur frère pour ranimer son corps.

[Lect. I.j

l Test par un habile écuyer. Ainsi celui qui était tombé se relève. Que Nirriti s’éloigne.

2. Pour obtenir la fortune, nous apportons avec nos chants des offrandes abondantes. Puissionsnous recueillir les heureux fruits de nos hommages ! Que Nirriti s’éloigne.

3. Puissions-nous par notre vigueur vaincre nos ennemis (et devenir leurs maîtres), comme le ciel est celui de la terre, comme le tonnerre est celui du nuage ! Puissent nos hommages recueillir les heureux fruits qu’ils attendent ! Que Nirriti s’éloigne.

4. O Soma, ne nous livre pas à la Mort. Que nous voyions le lever du Soleil! Que notre vieillesse soit pleine de jours ! Que Nirriti s’éloigne.

5. O (Souniti, toi qui conduis l’esprit) *, affermis en nous l’âme qui fait la vie, et prolonge heureusement notre existence. Assure-nous la vue du soleil. Que ce corps s’accroisse sous nos libations de ghrita.

6. O toi qui conduis l’esprit, mets en nous l’œil, le souffle vital, le sentiment du plaisir. Que nous voyions longtemps le lever du Soleil ! O Anoumati s, comble nous de tes bénédictions !

7. Que la Terre, que le Ciel tout divin, que l’Air nous rendent le souffle vital. Que Soma nous rende un corps; que Poùchan (amène) Pathyà5, qui est (la voie) du bonheur.

8. Que le Ciel et la Terre, ces grands parents du Sacrifice, soient propices pour Soubandhou 4. Ils peuvent enlever tous maux d’ici-bas. (O Soubandhou), que jamais aucun mal ne t’arrive !

9. Que les remèdes descendent sur nous et deux et trois fois 5. Le Ciel et la Terre peuvent enlever tous les maux qui circulent ici-bas. (O Soubandhou), que jamais aucun mal ne t’arrive!

10. Envoie, ô Indra, ce taureau vigoureux, qui amène le char d’Ousînarânî 6. Le Ciel et la

1. C’est l’Asounîti, que nous avons vu mentionné dans la section précédente, lect. vi, hymne x, st. 14; hymne xi, st. 2.

2. Anoumati est le quinzième jour de la lune. C’est le jour où les offrandes sont particulièrement propices pour les morts.

3. Nom d’une déesse dont le nom semble signifier voie, personnification de l’air. Voy. section IV, lecture ni, hymne v, st. 14.

4. Voilà le nom de ce frère que les Gopâyanas ont ressuscité. Le lecteur jugera si nous avons tort de ne voir dans ce personnage qu’Agni.

5. Deux fois par les Aswins, trois fois par Ilà, Saraswati et Bhàrali.

6. Je croirais assez que c’est une épithète de l’Aurore. L’Ousinara est le nom d’une contrée qui est aujourd’hui le Candahar. Serait-ce le nom d’une princesse? Le commentaire veut que ce soit le nom d’une plante.

[ Lect. l.|

Terre peuvent enlever tous les maux d’ici-bas. (0 Soubandhou), que jamais aucun mal ne t’arrive !

A l.A FAMILLE DES AS AM ATI S >, P A It LES G O P A Y A N AS.

(Métrés : Gâyatrî, Pankti et Anouchtoubh.)

1. Apportons l’offrande, et honorons cette brillante et illustre famille de nobles (héros).

2. Nous honorons cette (race) d’Asamâtis brillante, généreuse et rapide, qui protège la piété.

3. Dans le combat elle terrasse ses ennemis, comme le lion (terrasse) les buffles, qu’ils se présentent en armes ou désarmés.

4. Au sein de leurs œuvres, Ikchwàkou croit en richesses, et triomphe (de ses adversaires). Les cinq espèces d’êtres sont (sous lui heureuses) comme dans le ciel.

5. 0 Indra, affermis les forces de ces Asamâtis aux chars rapides, comme dans le ciel (tu affermis) le soleil pour nos regards.

6. Attelle les chevaux rougeâtres par les soins des fils1 2 d’Agastya. 0 roi, triomphe de tous ces avares Panis.

7. (Agni parle). Voici ta mère ; voici ton père ; voici ta vie. Tu peux marcher, ô Soubandhou ; viens, lève-toi.

8. De même qu’avec une corde on lie le joug (d'un char) pour le rendre solide , ainsi l’âme te soutient pour la vie, pour l’existence, pour un heureux développement.

9. De même que la grande Terre soutient ces (arbres) maîtres de la forêt, ainsi i’àme te soutient pour la vie, pour l’existence, pour un heureux développement.

1U. Je suis l’âme de Soubandhou, et je viens de la contrée d’Yama, fils de Vivaswân, pour la vie, pour l’existence, pour un heureux développement.

il. C’est en bas que le Vent envoie son souffle, et le Soleil ses rayons ; c’est en bas que coule le lait de la (Vache) immortelle. Qu’en bas également tombe pour toi le mal.

1. Le commentateur suppose que cet hymne est en l’honneur d'Asamàti, fils d’ikchwâkou.- Il me semble que le poète y célébré une famille incomparable ( Asamàli ) de Dévas, de Dieux ou de Rites divinisés.

2. Ce char attelé par les fils d’Agaslya me paraît être le sacrifice ; ces chevaux rougeâtres, ce sont les flammes. Le commentaire trouve ici une invocation au roi Asaniâti, auquel il donne pour prêtres ces Gopàyanas ou Bandhous, fils d’Agastya.

12. Que ma main soit sainte et fortunée; qu’elle soit remplie de remèdes salutaires ; qu’elle ne touche que pour le bonheur.

HYMNE XVI

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