‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 975 sur 1127 · A EX VIS WA DÉVA S, PAR NABHANEDICHTHA, FILS DE MANOU · texte numérisé non relu

A EX VIS WA DÉVA S, PAR NABHANEDICHTHA, FILS DE MANOU

(Métré : Pankti.)

1. Que le (chantre) *, élevant sa voix, (fasse agréer) à Roudra l’hommage qu’il lui rend aujourd’hui au milieu de cette pieuse assemblée. Les deux pères (du sacrifice) poursuivent leur œuvre. Que le chef de famille, dans ce jour de largesses , ne refuse rien aux sept sacrificateurs.

2. Que Roudra, qui de ses traits terrasse (ses ennemis), vienne dans cette enceinte pour nous protéger et nous combler de ses biens. Que ce (dieu) rapide, à la voix sonore, fasse descendre sur nous son onde secourable.

3. (U Aswins), votre âme est émue aux invocations que vous adresse le sage, et vous accourez avec empressement. La main du (prêtre) dirige l’offrande qu’a préparée le généreux sacrificateur.

4. Quand la Nuit se trouve surprise au milieu des vaches rougeâtres , c’est vous que j’invoque, ô Aswins , enfants du Ciel. Eutendez-moi ; venez à mon sacrifice, et faites attention aux offrandes que je vous présente.

5. Cependant il s’étend, le (dieu) 2, qui, poulie bonheur des hommes, développe avec force son énergique virilité. Lui-même , invincible (héros), forme et agrandit le sein de sa fille.

6. Alors, entre (le Ciel et la Terre), ils se rapprochent, et le père devient l’époux de sa fille. Ils laissent échapper dans l’air quelques gouttes

1. Le commentateur raconte que le fils de Manou, Nàbhânédieluha (dans les Pourànas Nâbhàganédichta), privé de sa part dans l’héritage paternel, vient la réclamer dans un sacrifice à Roudra. Toute cette stance est interprétée par le commentateur conformément à cette idée, que je n’ai pas pensé devoir adopter.

2. Le commentateur hésite, avant de se décider, pour savoir quel est ce dieu. 11 lui semble que c’est Roudra. Alors sa fille devait être la Nue, et non l’Aurore. Réflexion faite, je crois que le dieu mentionné dans ce passage est Agni et sa fille, la Lumière ou la Flamme; ou mieux encore Agni-Soma ou le Sacrifice et la Science sacrée, ou Sarasvvaii, comme on le voit plus bas. Agni est celui qui me parait mériter le nom de Vdstoclipali. Le texte donne à ce dieu Pradjàpati le nom do I'ilri, qui appartient à Agni ; et les Pourànas ont mis celte légende sous le nom de Bralimà, qui d’abord a été celui d’Agni sacrificateur.

INDE. — POÉSIE LYRIQUE

de leur semence lécoude, et le foyer du sacrifice en est arrosé.

7. Quand le père s’est uni à sa tille, il vient répandre sa semence sur la terre. Les pieux Dévas, qui ont enfanté les Rites, ont établi (Agni) pour être le gardien de leur œuvre, le maître de la demeure (sainle) *.

8. Que ce (dieu) jette donc, pour ainsi dire, son écume (lumineuse) sur le champ (du sacrifice). Qu'il se précipite témérairement de tous côtés. On dirait qu’il recule en retenant le pied droit ; on dirait qu’il refuse de toucher les vaches que je lui présente 2 3.

9. Que le (dieu) qui par son souftle agite le monde, arrive pour soutenir la mamelle d’Agni. Tel que le poète 5 6 (avec ses chants), qu’il le réveille. (Le prêtre) apporte le bois, et enfante l’holocauste ; et (Agni) naît pour soutenir et défendre (ses serviteurs).

10. Les (Angiras) Navagwas, 4 chantant Rita, ont recherché sa tutelle et l’amitié de sa charmante fille. 5 Privés du sacrifice, ils sont venus trouver le (dieu) gardien de ce monde placé entre le Ciel et la Terre, G et ils ont retrouvé le lait (céleste).

11. Avec l’amitié de la charmante fille (de Rita), ils obtiennent encore un bien nouveau ; et ce bien, que produit la pure semence d’un dieu, c’est le lait de la Vache du sacrifice.

12. (Les Angiras) avaient trouvé l’étable vide de son troupeau (céleste). Mais un (dieu) bon et réparateur s’écrie pour consoler le sage : « O sacrificateurs, me voici ! Votre richesse va vous être rendue. »

13. Ainsi (les Angiras) se rassemblent autour d’Indra. Ils allument les feux nombreux (du sacrifice). Indra cherche à briser les membres du fils de Nrichad 7. Enfin le (dieu) invincible pénètre dans la caverne (ténébreuse), et déchire le corps de Souchna qui couvrait le monde.

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