‹ Rig-véda ou Livre des hymnesChapitre 98 sur 1127 · Voy. ibid · texte numérisé non relu

Voy. ibid

6. Dans ce vers se trouvent deux mots dont le sens est assez problématique : dasagwa et navagwa (voy. lecture in, note 5). 11 paraît que ce sont deux espèces de prêtres Angirasas, dont les uns faisaient des sacrifices pendant neuf mois, et les autres pendant dix mois. Uoe autre explication, que j’ai préférée, distingue ces Angirasas en deux classes, dont l'une chante sur des mesures de neuf syllabes, les autres sur des mesures de dix syllabes. (Les mètres Vrihati et Pankti ont quatre padas, composés, dans le Vrihati de neuf, dans le Pankti de dix syllabes.) Ces prêtres, dans l’exercice de leurs fonctions, seraient au nombre de sept, nombre sacré, comme nous l’avons déjà vu (voy. lecture iv, note 69, etalib.). Peut-

[Lect. ir.]

effrayé par le bruit (de ton tonnerre) Bala, recéleur des pluies fécondes.

5. Chanté par les Angiras, (dieu) admirable ! tu as dissipé les ténèbres devant les rayons de l’aurore et du soleil; ô Indra, tu as étendu la surface de la terre, tu as assuré le firmament.

6. Mais l’œuvre la plus belle, la plus merveilleuse de ce (maître) superbe, c’est d’avoir, d’une onde aussi douce que le miel, rempli le lit des quatre fleuves '.

7. Cet invincible (Indra) , que célèbrent nos chants, a divisé en deux parts le ciel et la terre, deux compagnons toujours renaissant ensemble. Tel que Bhaga * 1 2, ce (dieu) magnifique en ses œuvres, du haut des airs les maintient, ces deux vénérables auteurs du monde.

8. Revêtues de formes différentes, l’une noire, l’autre brillante, la Nuit et l’Aurore se succèdent; et, toujours jeunes, chacune à son tour, elles roulent sans cesse autour du ciel et de la terre.

9. Le (dieu) fort et magnanime se complaît en des œuvres généreuses; il maintient la vieille amitié (qui l’unit aux hommes). Il peut, quand il le veut, remplir d’un lait nourrissant la mamelle de vaches noires ou rouges3, et trop jeunes encore.

10. Une troupe d’immortelles sœurs , toutes habitantes du même séjour, animées du même esprit de salut et de recueillement, accomplit avec constance, en son honneur, mille et mille pratiques de piété; et, telles que de chastes épouses, elles ornent la pompe triomphale du magnifique (Indra) 4.

11. En effet, les Prières sans cesse avides de s’unir à toi, (dieu) admirable et digne d’éloges, curieuses d’obtenir par leurs hommages le trésor (de tes bénédictions), accourent (aux sacrifices) : comme des épouses chéries s’approchent de l’é-

êlre aussi ces sept prêtres ne sont-ils qu’une personnification des sept espèces de mètres ou tchhandas sur lesquels se composent les hymnes.

1. C’est le Gange et les autres, dit simplement le commentateur. C’est l’explication qu’il donnait aussi lorsqu’il était question des sept rivières (voy. page 61, col. 1, note 3). Nous ne pouvons dire s’il est ici question de quatre fleuves- principaux de l’Inde, ou de ces quatre fleuves qu’une mythologie plus moderne fait sortir du Mànasarowara.

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