CHŒUR
Loin de la ville Etait l'asile.
Sur et tranquille.
Où le bouffon Cachait l'infante.
Femme charmante D'un avorton.
Affreux barbon!
Triste victime De quelque crime.
Tout nous anime A la sauver; L'honneur nous guide^ On se décide A tout braver Pour l'enlever.
Mais le vieux traître Vient à paraître, 11 parle en maître; 11 crie : Haro 1 Plus il réclame.
Plus on proclame Qu'on veut la femme De Ccprano !
11 croit, nous aide.
Nous dit : Je cède.
Bravo ! bravo !
Loin de sa vue, La belle, émue.
Folle, éperdue.
Tombe en nos bras; Sa voix appelle L'époux fidèle; Tout se révèle.
Il frappe l'air d'affreux éclats.
LE DL'C, à part.
Pr.uvre enfant, va, ta peine extrêma Un protecteur la calmera.
LES COURTISANS
Et c'est ici, dans ce lieu même.
C'est au palais qu'on la mena.
LE DUC
Que ma voix la rassure, Et qu'à ses pieds je jure
2i RTGOLETTO.
Une flamme plus pure Que la clarté du jour.
Son cœur, qu'elle me donne.
Vaut bien une couronne.
On verra sur un trône Régner enfin Tamour.
(Le duc sort.)