‹ Rimes d'un bisal̀eulChapitre 10 sur 75 · DE PROFUNDIS · texte numérisé non relu

DE PROFUNDIS

Il est un grave chant qu'on n'entend qu'une fois, C'est celui des adieux, du triste adieu suprême A tout ce qui charma : les champs, les prés, les bois, La famille, ainsi que les êtres que l'on aime. C'est vainement alors que le cœur aux abois, De quelque mélopée émue, ou d'un poème Gardant le souvenir, veut évoquer le thème D'une chanson vieillie entendue autrefois.

En vain, aussi, l'engageante et belle Nature Aux derniers regards de celui qui les aima Montre ses champs, ses bois, sa divine parure, Et le sourire qui bien longtemps le charma :

L'espérance à son cœur est à jamais ravie, C'est le De Profundis des rêves de la vie.

26 juin 1899.

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