ENCORE ET TOUJOURS LA NATURE
Admirateur de tout ce qu'a fait la Nature, De ses beautés contemplateur inassouvi, Mon ancien cœur, amoureux de la créature, N'est plus aujourd'hui par elle seule asservi.
Le regard de la femme et son charme adorable, Souvenir des éclairs des belles nuits d'été, Comme eux évanouis, pour mon cœur n'ont été Que l'éblouissement d'un plaisir peu durable.
Des chimères d'antan le bonheur ineffable Est désormais de moi pour toujours éloigné, Et la Nature, alors, m'y trouvant résigné, Seule pour le vieillard est restée immuable.
3 novembre 1899.