SONNET LVII
Il s'indigae conire l'amour, qui aurait dû le faire mourir alors qu'il élait heureux.
Oui , je l'aurai toujours en horreur , la fenêtre i D'où l'Amour m'a lancé des traits continuels ; Pourquoi plusieurs d'entre eux me furent- ils mortels ? Car la mort toujours belle au juste doit paraître.
Mais qu'à vivre en ce corps je doive me soumettre , De là viennent pour moi les maux les plus cruels ; Je redoute bien fort qu'ils ne soient éternels , Tant que libre du cœur l'âme ne saurait être.
Malheureuse ! comment jusqu'ici n'as-tu pas
Bien appris des leçons de ton expérience,
Que rien le temps n'arrête , ou n'attarde ses pas.
En ces mots je lui fais souvent la remontrance : Misérable 1 va-t'en ; tes beaux jours sont passés ; Tu ne saurais partir à pas assez pressés.