‹ Rimes de Pétrarque (volume 2)Chapitre 120 sur 159 · SONETTO LXVIII · texte numérisé non relu

SONETTO LXVIII

Pensando aile varie cagioni del suo innamoramento, coramovesi al pianto.

Quella fenestra o\ e V un Sol si vedc Quando a lui place, e 1' altro in su la nona E quella dove V aère freddo suona Ne' brevi giorni, quando borea '1 fiede ;

E '1 sasso ove a' gran di pensosa siede Madonna, e sola seco si ragiona; Con quanti luoghi sua bella persona Copri mai d' ombra o disegnô col piede ;

E '1 fiero passo ove m' aggiunse Amore; E la nova stagion che d' anno in anno Mi rinfresca in quel dî 1' antiche piaghe;

E '1 vollo e le parole che mi stanno Altamente confittc in mezzo '1 core ; Fanno le luci mie di pianger vaghe.

SONNET LXVIIL

Réfléchissant aux divers motifs de son état amoureux, il verse des larmes.

La fenêtre où Ton voit deux soleils arriver , L'un * à rheure qu'il veut , l'autre 2 vers la neuvième, Et celle que Borée, à l'air froid, au teint blême , Dans les jours courts visite, en la saison d'hiver ;

Et la pierre où, plongée en ses pensers divers, Laure, aux grands jours, s'assied, seule avec elle-même. Et ces lieux qu'à fouler de ses pieds tant elle aime. Que sa belle personne ombrage et tient couverts;

Ces lieux où je devins de l'Amour la capture. Et le temps printanier qui l'antique blessure Renouvelle en ce jour dans mon cœur tous les ans ;

Le bien charmant visage et la douce parole Que je sens dans mon'cœur tellement persistants Font que mes yeux de pleurs ont une soif si folle.

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