SONETTO LXVIII
Pensando aile varie cagioni del suo innamoramento, coramovesi al pianto.
Quella fenestra o\ e V un Sol si vedc Quando a lui place, e 1' altro in su la nona E quella dove V aère freddo suona Ne' brevi giorni, quando borea '1 fiede ;
E '1 sasso ove a' gran di pensosa siede Madonna, e sola seco si ragiona; Con quanti luoghi sua bella persona Copri mai d' ombra o disegnô col piede ;
E '1 fiero passo ove m' aggiunse Amore; E la nova stagion che d' anno in anno Mi rinfresca in quel dî 1' antiche piaghe;
E '1 vollo e le parole che mi stanno Altamente confittc in mezzo '1 core ; Fanno le luci mie di pianger vaghe.
SONNET LXVIIL
Réfléchissant aux divers motifs de son état amoureux, il verse des larmes.
La fenêtre où Ton voit deux soleils arriver , L'un * à rheure qu'il veut , l'autre 2 vers la neuvième, Et celle que Borée, à l'air froid, au teint blême , Dans les jours courts visite, en la saison d'hiver ;
Et la pierre où, plongée en ses pensers divers, Laure, aux grands jours, s'assied, seule avec elle-même. Et ces lieux qu'à fouler de ses pieds tant elle aime. Que sa belle personne ombrage et tient couverts;
Ces lieux où je devins de l'Amour la capture. Et le temps printanier qui l'antique blessure Renouvelle en ce jour dans mon cœur tous les ans ;
Le bien charmant visage et la douce parole Que je sens dans mon'cœur tellement persistants Font que mes yeux de pleurs ont une soif si folle.