Cet astre, c'est Laure
Sonnet V.
1 . Pour bien rendre en français le charme de ce beau - sonnet, il faudrait que les trois mots français, louant^
roxjal et tais-toi^ commençassent comme les trois mots italiens, /awdando, reale, faci, dont les premières syllabes de chacun de ces trois mots réunies ensemble et pEw ordre font le mot Laureta, comme on le voit indiqué dans le texte italien par la plus grande grosseur des caractères de ces trois syllabes. Pétrarque dit donc : qu'en la louant, laudando, il commence à entendre la douce harmonie du nom de Laure, car il en a prononcé la première syllabe. La deuxième syllabe de son nom, qui est la première de reale., royal, lui donne du courage pour la louer, car il Ini trouve un aspect royal. Mais, pour ce motif même, la dernière syllabe de son nom , ta, première du verbe tacere, se taire, lui dit de se taire, car il est incapable de bien la louer.