SONETTO I
Chiede compassione del sao stato , e confessa pentito la Tanità del suo amore.
Voi ch' ascoltale in rime sparse il suono
Di quei sospiri ond* io nudriva il core
In sul mio primo giovenile errore ,
Quand' era in parte allr' nom da quel ck' i' sono ;
Del vario stile in ch' io piango e ragiono Fra le vane speranze e '1 van dolore , Ove sia chi per prova inlenda amore , Spero trovar pietà, non che perdono
Ma ben veggi' or si come al popol tutto Favola fui gran tempo : onde sovenle Di me medesmo meco mi vergogno.
E del mio vaneggiar vergogna è '1 frutlo , E '1 penlirsi , e '1 conoscer chiaramenle Che quanto place al mondo è brève sogno.
sonnet/?!^
Le poète réclame la compassion pour son état, et, dans son repentir, il confesse la vanité de son amour.
0 VOUS qui dans mes vers écoutez la cadence Des soupirs qui servaient à mon cœur d'aliment Lors des premiers assauts de mon enivrement , Quand ma jeunesse était dans sa toute-puissance;
J'espère bien trouver la pitié , l'indulgence, Près de celui qui sent son propre cœur aimant , Si dans l'espoir j'essaie , et le plus vain tourment , Tant de styles divers en pleurs , en éloquence.
Mais je ne vois que trop combien au peuple entier J'ai servi bien longtemps de fable et de risée, Et souvent je rougis de ma lutte insensée.
J'ai donc, pour tout profit de mon long rêve allier, Le repentir, la honte , et je vois sans mystère Que ce qui plaît au monde est un songe éphémère.
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