‹ Rimes de Pétrarque (volume 2)Chapitre 5 sur 159 · SONETTO IV · texte numérisé non relu

SONETTO IV

Innamorato di Laura , trae argomeuto di iodarla dal luogo stesso dov* ella nacque.

Quel ch' infinita provvidenza ed arte Mostrô nel suo mirabil magistero; Che criô questo e quell' altro emispero , E mansueto più Giove che Marte ;

Venendo in terra a illuminar le carte Ch' avean molt' anni già celato il vero , Toise Giovanni dalla rete e Piero , E nel regno del Ciel fece lor parte.

Di se, nascendo, a Roma non fe grazia, A Giudea si : lanto sovr' ogni stalo Umiltale esaltar sempre gli piacque.

Ed or di picciol borgo un Sol n'ha dato Tal, che Natura e '1 luogo si ringrazia Onde si bella donna al mondo nacque.

SONNET M^vi

Amoureux de Laure, il prend sujet de la louer en faisant l'éloge du pays qui la vit naître.

Celui qui mit tant d'art et tant de prévoyance Dans son œuvre si grande, immense de beauté, Par qui fut l'un et l'autre hémisphère inventé, Qui plus douce à Jupin qu'à Mars fit l'influence ;

Quand il vint sur la terre éclairer l'ignorance Qui si longtemps avait voilé la vérité, Pierre et Jean leur filet eurent bientôt quitté ; Plus tard il leur donna le ciel en jouissance.

De sa naissance à Rome il n'accorda l'honneur, Mais bien à Bethléem : jaloux il parut être D'exalter le petit plutôt que la grandeur.

Et depuis dans un bourg un astre * il a fait naître, Tel que nature et bourg on bénit tour à tour Qu'une si belle dame au monde ait vu le jour.

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