‹ Rimes de Pétrarque (volume 2)Chapitre 6 sur 159 · SONETTO V · texte numérisé non relu

SONETTO V

Col nome stesso di Laara va ingegnosamente formando l'elogio di leù

Quand' io movo i sospiri a chiamar voi, E 'l nome che nel cor mi scrisse Amore, LÂUdando s' incomincia udir di fore Il suon de' primi dolci accenti suoi.

Vostro stato REal che 'ncontro poi, Raddoppia ail' alla impresa il mio valorc ; Ma, TAci, grida il fm, chè farle onore È d' altri omeri soma che da' tuoi.

Cosi LAUdare e REverire insegna La voce stessa, pur ch' altri vi chiami, 0 d' ogni reverenza e d' onor degna :

Se non che forse Apollo si disdegna Gh' a parlar de' suoi sempre verdi rami Lingua mortal presuntuosa vegna.

SONNET

Avec le nom même de Laure, qa'on nommait Laurette dans sa famille Laureta en italien , il fait ingénieusement son éloge.

Quand de vous appeler mon souffle parfois tente, C'est du nom * que l'Amour a gravé dans mon cœur, En vous louant déjà je ressens la douceur De ses premiers accents dont le doux son m'enchante.

Puis votre état royal à mes yeux se présente. Qui pour mon grand dessein redouble ma valeur ; Mais tais-toi, dit la fin, car pour lui faire honneur La charge est pour tes bras trop belle et trop pesante.

Qu'on doit bien vous louer et bien vous révérer

Le même mot 2 m'apprend, si j'entends vous nommer. Vous du plus grand honneur et de tout respect digne.

Mais peut-être Apollon et s'irrite et s'indigne Qu'un mortel puisse oser sans cesse en ses discours Parler de ses rameaux 3 qui verdissent toujours.

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