MADRIGAL IL
Il fait la description de l'une de ses excursions amoureuses ; les dangers l'arrêtent , et il retourne sur ses pas.
Une femme je vis qui portait dans ses yeux
Les charmes de l'amour, mon cœur vint amoureux ;
Et toute autre d'honneur me parut bien moins digne.
De loin je la suivais sur l'herbe la maligne, Lorsque ces mots par moi furent bien entendus : Malheureux, où vas-tu ? tous tes pas sont perdus.
Alors je me plaçai d'un hêtre sous l'ombrage; Pensif et contemplant de près mon entourage, Je vis à quels dangers me conduisait l'amour Et je rétrogradai presque au milieu du jour.