‹ Rimes de Pétrarque (volume 2)Chapitre 9 sur 159 · SONNET ?VIII · texte numérisé non relu

SONNET ?VIII

Il reconnaît qu'il est moins libre que l'oiseau privé de la liberté. Le poëte fait parler dans ce sonnet des oiseaux pris dans les environs du séjour de Laure et que Pétrarque envoie à un ami.

Près des coteaux où prit naissance la beauté Unique par l'éclat de son rare assemblage, Qui d'éveiller en pleurs a fréquemment l'usage Celui-là qui vers toi nous mène en ta cité,

Nous passions dans la paix et dans la liberté L'existence qu'on aime, et pourtant si volage, Sans crainte de trouver rien sur notre passage Qui pourrait molester notre sécurité.

Mais au sein de l'amère et si noire tristesse,

Qui succède pour nous à l'antique allégresse.

Un seul confort nous reste, il nous vient de la mort.

Qui nous venge de lui, l'auteur de notre sort; Lui d'un autre captif, et quoique bien prochaine, Il ressente sa fin, plus le serre sa chaîne.

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