SONNET VIL
Blâmé à tort par ses sens, il cherche à les calsner par la pensée du ciel.
Mes yeux, notre Soleil voile son auréole ; Que dis-je ! il est au ciel, il y brille éclatant ; Nous l'y verrons encore, et même il nous attend ; De notre long retard peut-être il se désole.
iMes oreilles, là-haut l'angélique parole Résonne en paradis, où bien mieux on l'entend ; D'arriver où celle est qui vous exerça tant, Mes pieds, n'ayez donc point la prétention folle.
Pourquoi par votre guerre encore m'éprouver ?
De la voir, de l'ouïr , ici de la trouver ,
S'il vous est défendu, suis-je donc moi la cause ?
Plaignez-vous à la Mort, et bénissez Celui Qui lui seul ici-bas à son gré tout dispose , Et qui fait succéder la joie aux pleurs d'autruï.