‹ Rimes de PétrarqueChapitre 137 sur 168 · SONNET LXXIV · texte numérisé non relu

SONNET LXXIV

I) élève fous ses pensers vers le ciel, où L^ure le cherche, l'attend , l'invite.

Les anges, les esprits, qui la céleste cour Habitent constamment, quand, pour être immortelle. Ils virent arriver Madonne, à l'entour d'elle Se groupèrent, remplis de surprise et d'amour.

Quelle est cette lumière ? Encor jusqu'à ce jour, (Se disaient-ils entre eux), jamais femme si belle On n'a vu parvenir, ni beauté si nouvelle, De ce siècle pervers dans ce très-haut séjour I

Elle, d'avoir changé d'asile bien contente, Déjà se croit égale aux plus prétentieux ; Et parfois en arrière elle porte ses yeux.

Pour voir si je la suis, et paraît dans l'attente;

Moi , mes pensers, mes vœux , tous vers le ciel je tends.

Car de hâter mes pas me prier je l'entends.

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