SONNET LXXX
Depuis qu'elle est morte, il ne vit plus. Il méprise donc et ne craint plus la mort.
Un visage bien doux peut la mort douce rendre ; Mais la mort ne peut faire un doux visage amer. De mon guide j'appris l'honnête à tant aimer, Toute autre à bien mourir ne saurait mieux m'apprendre
Et Dieu , qui tout son sang ne craignit de répandre , Qui de son pied brisa les portes de l'enfer, Me semble par sa mort mon cœur fortifier : Arrive donc, ô Mort ! tu me vois les bras tendre.
Ne tarde point surtout; il est temps, ou jamais ; S'il n'est temps aujourd'hui , c'était alors sans doute Que Madonne partit Vers la céleste voûte.
Depuis , je ne saurais vivre un jour désormais : Par elle je vécus; mort, je suis Laure marte, Et mes jours sont finis en perdant son escorte.
2fi4 SONNETS ET CANZONES
GANZONE VI.
Gli riapparisce : e cerca , più chc mai pietosa, di consolarlo ed acquelarlo.
Quando il soave mio fido conforto,
Per dar riposo alla mia vila stanca,
Ponsi del letlo in su la sponda manca
Con quel suo dolce ragionare accorto ;
Tutto di pietà e di paura smorlo,
Dico : Onde vien tu ora, o felice aima?
Un ramoscel di palma
Ed un di lauro trae del suo bel seno ;
E dice : Dal sereno
Ciel empireo e di quelle santé parti
Mi mossi, e vengo sol per consolarti.
In atto ed in parole la ringrazio Umilemente, e poi domando : Or donde Sai tu il mio stato ? Ed ella : Le trist' onde Del pianto, di che mai tu non se' sazio, Con r aura de' sospir, per tanto spazio Passano al cielo e turban la mia pace.