‹ Rimes de PétrarqueChapitre 40 sur 168 · SONNET XXIII · texte numérisé non relu

SONNET XXIII

Triste la nuit et le jour, il croit la voir au lever de l'aurore, et sa souffrance redouble.

Sitôt que descendant du ciel je vois l'Aurore Au teint couleur de rose, au beau cheveu doré, L'amour je sens, mon front vite est décoloré, Et soupirant je dis : Là maintenant est Lauro.

0 bienheureux Titôn, ton cœur l'heure n'ignore Qu'il reviendra vers toi ton trésor adoré; ' '

Que dois-je faire moi, de l'amour dévoré. Quand il me faut mourir pour la' revoir encore f- ■ - -^

Vos adieux sont bien loin pour vous d'être si durs ;^ Au moins quand la nuit vient, toujours elle retourné, Et de tes blancs cheveux nullement se détourne, -

Quand tristes fait mes nuits et mes jours tant obscurs, Celle qui mes pensers a tous-en sa puissance. Me laissant son nom seul pour toute jouissance. m 4.

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