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du travail. — Blasonner, bavarder sur, se moquer de. — Boute-feu, qui met le feu (homme ou chose), au propre et au figuré. —Brandon, torche allumée, s'applique ici àCupidon enflammant les cœurs. — /^ra^^e?* (brasse) préparer, comploter ; quoique brasse le temps. — Lrave a quelquefois le sens du i)atois actuel, beau. — Brolz, pots à mettre le lait.
— Brocarder, tenir des brocards, dicton^ juridiques. — Bruit, prisdans le sens de réputation et dans ses autres sens courants ; il est aussi un temps du verbe bruire, il bruit, il fait un bruit confus. — Bruyne, petite pluie. — Brevaige, breuvage. — Burre, beurre, forme du patois actuel.
• Caut (et autres formes)., habile, rusé. — Certainer (certaine) ; de l'adjeclif, Laval a dû faire un verbe ; il m'assure il me certaine. —Chaffonncr (chafTone), chiffonner; l'écrivain, pour apprendre son métier, chiffonne du papier. — Chaut, verbe impersonnel ; il ne me chaut, ou chault, il m'est indifférent. — Clalemie, féminin, chalumeau, flûte champêtre.
— Conire-garder , garantir. — Couslnyer, aller tout le long, tout à côté. — Conquerre, conquérir. — Coy, tranquille. — Guider (cuide, cuidant), croire. — Citre, souci. — Chef, tête.
DesfailUridé^-du\i\ manquer, faire défaut. — Deschasser (deschasse), chasser, renvoyer. — Desconforter (desconforte), attrister, désoler, avec se, s'attrister, se désoler. — Despartir (despart, etc.), distribuer. — Despiter (se despite), avoir du dépit. — Desvoijer idesYoye', mettre hors de sa voie, trouble (nostre entendement). — Détracter (détractent^, calomnier.
— Die, dient, dise, disent. — DoIpc, du verbe doler, chose mal taillée. — Donra, pour donnera. — Douloir (se), deult (se\ doleur, doulent, verbe, substantif et adjectif, se plaindre, il se plaint, douleur, qui a de la douleur. — Descuvrir «descuvroit), découvrir.
Enchrre, enfermer. — Enveillir, faire vieillir, vieillir. — EiTibrunir is'», appliqué au temps, devenir sombre ; à la brune, à la nuit. — Eqmpaige, tenir un, train de maison. — Entretenir {%'eïi{vei\c\\ne.n{). setoucher,se tenir. — EntrcnemerU, pour entretenement, entretien. — Escot, part. — Estranger (s'estrange*, être étranger l'un à l'autre, la beauté de la
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boulé ne s'eslran^e — Estrange, adjectif, étranger etaulrc sens courant. — Excrciler (soyi, s'habituer à quelque chose.
— Emmy, par, à travers.
Fains, faintes, faintise, dissimulés, dissimulation. — Fallir (faille, je faux, faut), manquer, faire une faute. — Faute, faire faute de rien, ne manquer de rien, faute pris dans le sens du patois actuel. — Fallaccs, tromperies. — Fcstus, brins de paille ou menus grains. — Forraire, forçat — Forclorc, être mis hors, être exclu, en procédure, n'avoir plus cVaclion. — Flner (line), finir, je fine d'ennuy. — Fourmer, former. — Se fnrvoyer (forvoye), s'égarer, se mettre hors sa voie. — Fouler, presser, surcharger. — Foi*ssoyer(foussoye) fouir, déchausser la vigne.
— Frcs, frais ou fraîche, \'a rose fres esclose. - Frénetic, furieux, de frénésie. - Fruiclagc, fructifère, tout ce qui est fruit, tout ce qui porte fruit. — Froidureux, de froidure, qui donne froid.
Grever (grève), charger, peser sur, attrister. — Gourmandee(être), recevoir des reproches, et ici peut-être être désolée. — Guerdonner, récompenser. — Guet à pan, mot actuel guet-apens, embûche.
Infâme, sans réputation, déshonoré ; diffamer, perdre la réputation de quelqu'un. — Inobjectés (tesmoins), auxquels il n'ya'rien à opposer. — Insllgant, terme de procédure, se porter instigant, former une action contre quelqu'un; instigare, exciter à. — Isuelles (voir plantes).
i/açoi7,' quoique, bien. que. — Jo-wer, joueur. — Jouste, auprès de.
. Lairroit, du verbe laisser, laisserait. — Acuf's, lieues, mesure itinéraire. — Libéral (le), celui qui ne marchande pas (ses grâces). — Liesse, joie. — Loyal (vostre), pris comme substantif et dans le sens de loyauté. — Los, loz, éloge, louange, gloire. — Lustre, éclat. — Lutz, instrument de musique.
Malheurte, infortune, disgrâce, de maie heure, mauvaise heure. — Marrisson, chagrin, déplaisir, de marri, qui est affligé. — Martircr (marlire), martyriser, tourmenter. — Manouirier, manœuvre, travaillant de ses mains. — Malle, de matter, accablé, dompté par la douleur. — Mescompter (se. mescompte), se faire des illusions. — Mesprendre (Siwok
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mespriï^', se mépreri'lre, se tromp.^r. — Moi(euscs(xo\v])'cvruques). — Mrs faire (se, mesface), mil faire. — Mi'urs, a deux sens, mœurs ihul.islantif) el mûrs (adjeclif.)— Molrs/c, fàcluux, nuisible. — Morant, mouianl. — Uuuvoir, subsl'inli!, le mouvoir de ses yeux, l'acLion ne ses yeux. — M usca i lèle, snws doule une poire muscat, qui paraît être en tout cas le témiuin de Muscadeau, raisin muscat. — Mutr, muette.
i\any, nenny, non. — Navrer {me navre doucemenl), faire une blessure, au ligure faire soutîrir. — tXue , imée, nuage, et aussi verbe nuer, former comme un nuage.
Odorcr, répandre un parfum, la fleur se laisse odorer. — One, jamais. — Ores, à présent. — Ouvrer ouvrie-*), travailler. — Ouïr (oyons, orras), entendre; tu orras, tu entendras.
— Oulreciiidc, plein de pré?omption , de croyance en soi, d'outrecuidance.
Parier (parie;, assortir, joindre deux êtres ou choses semblables. Patois actuel, ];orias, oporias. — Passée, substantif, se dit en patois uno possado, un moment. — Party, proprement partie d'uu tout, se dit d'une des parties au cas du mariage, acouplé à party non aimable. — Pndarable veut ajouter quelque chose à l'idée de durée. — Poncer (et ses autres formes] signille penser et panser. — Perruques imoiteuses), chevelures humides, parlant des nymphes de l'Isle.
— Plantes {isitelles), aussi a |iropos desdites nyuiphes, pieds (dessous des pieds) égaux ei a. ternes. — Plaisance, plaisir.— Poindre (se polngi), au propre piquer, souffrir d'une piqûre, au figuré se plaindre. — Port, durée, le port de la monarchie.
— Pourchas, quête, recherche. — Puije, paye; poye n'est sans doute là que pour la rime. — Prime vère , printemps. — Proesse, prouesse, action d'éclat et de courage. — Prospérer (prospère), au sens actif, faire prospérer. — Pourvoyante, prévoyante.
QiCest à, ce qui est à regretter.
Ravaler (se ravale), se relire. — /?ecw?/r, recueillir. — Recuel, accueil. — Retraicle, adjectif, mine retraicte, retirée, retrécie. — lies. retz. filets, au propre ou au figuré. — Raiz, miX re/5, rayons; La\ al emploie los uns et los a 'très. - RondU; arrondie.
Seur, seure, scurté, sur, sûre, sûreté. — Scinlile, étoile , qui brille. — Sautiler (sautileiiti, faire de petits sauts, parlant des jeunes agneaux. — S'>uJam, pris adjectivement d'un pas soudain, rapide. — Soûlas, soulagemenl, consolation. — Subjecter {â subieclu), soumettre, de subjicere. — Substanter, nourrir, faire vivre. — Suspéles, suspectes, soupçonnées. — Sablo7i, sable. — Sercher (et autres formes), chercher. — Sempmaine, semaine.
Tourbe, la foule, du latin lurba, la tourbe civile. — Tour» mentine; c'est ici sûrement une matière inflammable, peutêtre la térébenthine, qui, en italien, espagnol, portugais, se dit, tremenlina, termentina. — Train, conduite, un train honeste. — TréUz, grillage qu'on menait aux fenêtres pour cacher les femmes. — Treuver (trouve), trouver. — Trafique, commerce.
Veillant, \on\aini. — Vesprée, soir. — F/s/e, pris adjectivement, la viste arondelle, la rapide hirondelle. Je n'ai pas noié plus haut arondelle, qui se devine. — Vitupérer (vitupère), verbe, blâmer, et vitupère, substantif, blâme. — Vuiftue, adjectif, qui donne la vie, parlant de l'amour, chose si nécessaire à tous.
Yre, colère.
.Je me suis efforcé de noter les mots vieillis, de forme un peu étrange, de sens autre qu'aujourd'hui, ne m'arrétant pas à ceux qui ne présentent qu'une petite dilFérence orthographique, avec même aspect et même sens, comme savorer, savoreux, savourer, savoureux, et d'autres. Je n'ai pas noté les expressions encontre, en cependant que, qui ne sont en somme que contre et cependant que, ni ^7/, employé pour tellement, sj que, ni cerLames façons de parler, comme maUfi II téie, deuh'urét'S mo lernes. J'ai indiqué le plus souvent les verbes pu* i'iii.imiif, uolaut entre parenthèses les autres tenips employé.^. Il se peut que je n'aie pas suivi rigoureusement, au ui'iiiisà chaque lettre, et pour les mots intermédiaires, l'ordre alphabétique absolu; la recherche, même en ce cas, ne sera pas bien difficile, et il m'a fallu quelquefois placer des mots omis, sans chaffoner mon papier.
Je note ici une expression pittorescjuo : pni-lant de l'avare, Laval dit au 9™' sonnet, que jamais il
<• Xe se hasanlo
« Convier son voisin iruii denier tie moustarde. >i
C'est sans doute dîner qu'il a voulu dire, un dîner de moutarde, dîner de rien.
Il y a, dans les Rimes, des vers guillemelés, guillemets ouverts, non fermés. Comme je l'ai dit au Discours sur la mort de l'évèque Fournier, ce sont pluloL des vers mis en vedette que des citations.
Ceci dit, la restitution des lUmcs de Pierre de LavaK avec l'introduction, les notes et le glossaire dont j'ai cru devoir accompagier le texte, est à son terme. 11 ne me reste plus, demandant grâce à mes confrères pom^ ce vieu.x poète périgourdin oublié, qu'à écrire le mot libérateur : Fi?i.
Gustave Heumann.
Avril 1900.