‹ Rimes et jeux de l'enfanceChapitre 11 sur 179 · MAIN MORTE · texte numérisé non relu

MAIN MORTE

a) On prend la main de l’enfant; on la secoue trois fois en disant :

Main morte | et après la troisième on lui donne une claque sur la figure avec sa propre main en disant :

Pouf!

b) Main morte, main morte.

.… Dieu l’emporte. AE)

Saintonge. Jônain, Dict. du patois saintongeaÿs.

c). Main morte, main morte, Toc mailloche.

Seine-et-Marne. Comm. par M. Leclerc,

d) Main morte, Frappe à la porte, Un petit coup pour aller, Un petit coup pour venir Et un grand coup pour s’en souvenir.

Finistère. Comm. par L. F. Sauvé.

e) Manote, manote, manote, Baf, baf, baf.

Valenciennes. Hécart, Dict. rouchi.

f) Patte-poulét, patte-poulét, Main cont’ el nez.

Valenciennes. Hécart, Dict. rouchi.

7. — On dit en tapant à plusieurs reprises dans la main de l’enfant :

a) Pinte, chopine, demi-setier, P'tit bonhomme, va te coucher, Sans souper Dans le lit d’ monsieur le curé.

Riquiqui.

A ces derniers mots, on lui chatouille le creux de la main.

Environs de Paris.

b) Cent écus Ma vache est vendue ; Si tu n’la prends pas, Tu iras en prison, Mignon, mignon, mignon.

Rennes. Comm. par M. À. Orain.

c) Cinq sos Dins la bourso

Del coumpagnou, Minou, minou, minou.

Bas-Quercy. Comm. par M. J. Daymard.

d) Tribouillette Mon äne qui pette, Sa queue qui dresse Ton nez au trou.

Seine-et-Oise. Comm. par M. Ch. Leclerc.

8. — On promène les doigts sur le corps de l'enfant de bas en haut en disant:

Bête, bête; arrivé au cou, on le chatouille en disant :

Une aiguille Je te pique; Une épingle Je te pince; Une agrafe Et j t’attrape.

Boulonnais. Comm. par M. E. Deseille.

9. — a) On caresse avec la main le visage de l'enfant du haut en bas en disant :

Voilà le plaisir !

Puis on la repasse précipitamment de bas en haut, et on dit alors:

Voilà le déplaisir !

b) — Voilà le lièvre qui descend la côte.

— Voilà le lièvre qui remonte la côte.

Même jeu. Pays messin.

10. — On demande à un enfant en lui mettant la main sur le genou:

— YŸ at-il des clous là ?

— Non, répond l’enfant.

— Il faut en mettre. A)

(Série de coups de poing comme pour enfoncer des clous.) On recommence; cette fois l’enfant . répond :

— Il y en 2.

— Il faut les tirer.

(Nouvelle série de coups de poing comme pour les retirer.) Si l’enfant questionné répond : « Il y a ce qu’il faut, » on n’a pas Le droit de lui donner les coups de poing.

Page 1