LA PORTE SAINT-NICOLAS
a) Les joueurs se donnant la main forment une longue chaîne dont chaque anneau est représenté alternativement par une dame et un cavalier; les deux meneurs qui se trouvent en tête élèvent leurs mains jointes, de manière à former une sorte d’arceau. — La porte Sains-Nicolas est-elle ouverte? crie en chœur le reste de la bande, et, sur une réponse affirmative, toute la file passe rapidement sous cette arche improvisée, en chantant des airs de ronde. Les jeunes gens de l’extrémité se retrouvent en tête, forment une arche à
leur tour, et la longue guirlande se dénoue et se
renoue ainsi tant qu’elle a de l’espace: devant elle.
Lorraine. André Theuriet, Le mariage de Gérard.
b) Les petites filles forment une bande en se tenant par la main; elles passent en commençant
par la dernière sous les bras des deux premières en chantant :
— La porte saint Nicolas est elle ouverte ?
— Non, elle est tombée dans les lieux.
— Lon lon là, laissez-les passer,
Les Français dans la Lorraine;
Lon lon là, laissez-les passer,
Car ils ont du mal assez.
Meurihe-et-Moselle.
c) Bon, bon, bon, laissez- les passer, Les Français par la Lorraine ; Bon, bon, bon, laissez-les passer, Car ils ont souffert assez (1).
Meurthe-et-Moselle, Comm. par M. H. Gérard.