LA PORTE DU GLORIA
Deux jeunes filles représentent, l’une Ze soleil, l’autre Ja lune. Elles se placent en face l’uné de
(1) Variante : Ils ont fait du mal assez.
Hf2 RTIMES' "ET JEUX: DE L'ENFANCE:
VPautre eh £e tenant par les maïns, qu’elles nt de manière à former un arc. Ê
Les autres jeunes filles se tiennent à la queue leu leu et passent sous l’arc en chantant:
. Passez trois fois, La dernière, la dernière, la dernière, Passez trois fois, La dérniète, la dérnière restera.
À la troisième fois, les deux jeunes filles qui se tiennent par la miain abaissent les bras et retiennent prisonnière la dernière de la file.
Puis vient le dialogue suivant.
— Ahtrendez-moi ma fille, Les zig, les zag, les marionnèttes;
Ah ! rendez-moi ma fille, À moins de six cents francs.
— Vous n’aurez pas vot’ fille,’ Les zig, les zag, les marionnettes; Vous n’aurez pas vot’ fille,”
A moins dé six cents francs.
— J'aïmhérais mieux la voir pendre, Les zig, les zag, les marionnettes; J'aimerais mieux la voir pendre, Au lung du chardonneret.
— La voyez-vous pendue,
Les zig, les zag, les marionnettes; La voyez-vous pendue,
Au long-du chardonneret?
Auchañt dé'ce couplet, les’ deux'enfants qui se tiennent par les mains élèvent les bras en les “passant sous ceux de la prisonnièré, et celle-ci se laisse suspéndre; puis elle choisit, soit le soleil, soit la lune, et va se placer derrière l’astre qu’elle a préféré.
Le jeu continue dela sorte: Quand toutes les jeunes filles ont été prises, -on révèle alors que Ze ‘soleil représente le paradisset da ine l'enfer, ou réciproquement, ce qui avait été établi d’abord en secret par les deux premières, .et les habitants du paradis courent sus aux damnés-en les poursuivant à coups de mouchoirs.
Le Charme (Loiret). Comm: par M. L. Beauvillard.