L'AVOCAT DE LA FOIRE
a) Des enfants sur une seule ligne répètent chaque couplet d’une chanson que chante un autre enfant qui-est en face d’eux et imitent ses gestes.
Il était un avocat, Lon la lirette, Lon la lira.
Il-portait un grand rabat (x), :
Lon la lirette, Lon la lira,
(1) L’enfant simule un rabat avec sa main ; les autres l’imitent.
Des manches longues comme cela (1), Lon la lirette, Lon la lira.
Des lunettes en poil de chat (2), Lon la lirette, Lon la lira.
A la foire il s’en alla (3), Lon la lirette, Lon Ja lira.
Dans une auberge il entra (4), Lon la lirette, Lon la lira.”
; L’hôtesse il la salua (s), Lon la lirette, Lon la lira.
Des navets il demanda (6), Lon la lirette, Lon la lira.
Des navets on lui serva (7), :
Lon la lirette, Lon la lira.
(x) I simule de longues manch:s pendantes.
(2) Il porte ses doigts en rond au dessus de ses yeux. (3) Il va à droite, les autres enfants à gauche. (4) Il fait le geste d'ouvrir la porte.
(s) Il fait le geste de saluer.
(6) Il fait le geste de pelurer des navets.
(7) Il fait le geste d’apporter un plat.
Goulument il les mangea (1), Lon la lirette, Lon la lira.
Sans payer il s’en alla (2), Lon la lirette, Lon la lira.
V’là ce que c’est que les avocats, Lon la lirette, Lon la lira.
Meurthe-et-Moselle. Comm. par M. H. Gérard.
b) C'était un p'tit avocat (bis), En campagne il s’en alla, Tourne, tourne, ma roulette, En campagne il s’en alla,
Tourne, ma roulette,
Girofla.
En campagne il s’en alla (bis), Son petit chapeau sous son bras.
Son petit chapeau sous son bras (bis), Dans une auberge il entra.
Dans une auberge il entra (bis), Puis à boire il demanda.
: Puis à boire il demanda (bis), Du vinaigre on lui donna.
(x) Il fait mine de manger.
(2) L'enfant se sauve ; les autres courent après lui.
Du vinaigre on lui donna (his), Mais monsieur le refusa.
Mais monsieur le refusa (bis), A la porte on le mena.
À la porte on le mena (bis), Par la fenêtre il rentra.
Par la fenêtre il rentra (bis), À manger il demanda, .
A manger il demanda (his), Des oignons on fricassa,
Des oignons on fricassa (bis), Mais monsieur les refusa.
Mais monsieur les refusa (bis), À la porte on le mena.
À la porte on le mena (bis), Et la fenêtre on ferma.
Et la fenêtre on ferma (bis), Et L monsieur s’en retourna.
Gätinais. Comm. par M. J. Poquet.
17. — LES ÉVENTAILS Plusieurs petites filles forment un rond assises
sur des chaises; une autre se tient debout au milieu d’elles, et le dialogue suivant s’engage :
— Je viens du marché.
— Qu’avez-vous:acheté ?
— Un éventail (à ce mot, les enfants agitent [eur main droite en guise d' éventail).
—.]e viens du marché.
— Qu’avez-vous acheté ?
— Deux éventails (i1 remuent les deux mains [en même temps).
On remue successivement les deux mains et un pied, les deux mains.et les, deux pieds, les deux mains, les deux pieds et la tête, les deux mains, les deux pieds, la tête et la langue, en disant : rois, quatre, cing, six éventails.. Tout cela doit se débiter très-sérieusement, sous peine de
gages.
Seine-et-Oise.