A 6KAM* DÉ CIEL
Sorte de jeu dans lequel deux enfants s'entrelacent les doigts de manière à former avec les mains un siège sur lequel se place un troisième plus jeune qu'ils promènent en chantant :
A gran* dé ciel, A cul païéle.
A Rennes, on exprime celte action par porter à la gredindelle (i).
Vahncienna. Hécart, Diet, rouchi»^ 51. — A l'imgent
Ce jeu consiste à deviner le nombre de noyaux, de billes, noisettes, etc., qu*on a dans la main. Celui qui devine donne la différence du nombre indiqué au nombre réel en plus ou en moins, et gagne tout s'il a rencontré juste.
(i) A Lille on dit : Porter d grain-dt-sel.
l4 maître de Venjeu dit. — A Tingent.
U devineur, — Je m*y mets.
Lt maître de Venjeu, — Jusqu'à quand ?
Le devineur, — Jusqu'à i, 2, 3, etc.
$2. — nHUMGUB ET CBXQPim (l)
Dans cette variante du jeu de pigeon vole, il faut lever le doigt quand on prononce berJingue et rester fixe quand on dit chiquette.
Lt nouvau savant de socUU. Paris^ 182$, t. I, p. 16.
S 5. — TIUU-IJLCBU
Chaque personne prend un ruban et en tient un bout. Les autres bouts sont tous réunis dans la main de celui qui mène le jeu, et qui se trouve par conséquent au centre du cercle.
Quand on lui entend dire : Tire\, il faut lâcher; et quand il dit : Lâche'{, il faut tirer.
Il est étonnant combien ce jeu si simple fait donner de gages.
Les jeux innocents de société, m-x8, 8.
(x) Ce jeu est appelé herlin-choqueite en Lorraine.
f76 RIMCS ET JEUX DE L*£NFAlfGt
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Jeu d'attrape . 3
Ce jeu, qui donne ample matière aox braya&tf éclats dç rire, s'e&écute comme il suit: cm attache, sans qu'il s'en doute, une clé forée ou un sifflet à Thabit d'un cavalier. Ensuite on lu^ dit de chercher à le surprendre entre les mains ile la personne qu'il entendra siffler ; mais tous ses efforts sont vains, car, au moment où il se retourne, croyant saisir la clé forée ou le sifflet, il l'entraîne avec lui et la présente à une autre personne qui siffle de nouveau, ce qui le toiirmente beaucoup et prête davantage aux plahit^ de la société.
La Ammementt du bel 4f«. Paris, x8r$*
$$. — LB CJL?T2CIH MORT
Jeu £atUtape.
Un des joueurs s'étend par terre tout de saû long, en contrefaisant le mort. Toutes les damcà tournent autour de lui en disant tout haut *. Frère Pancrace, êtes^vous tnort ? Le mort ne répond rien et ne fait aucun mouvement. Alors les cavaliers, l'un après l'autre, viennent en procession se coucher sur lui, mettre leurs m^ns derrière son dos et lui parler à Tofeille, semr
JEUX ET FORMULETTES DE JEUX l^^
blable au prophète qui ressuscite un mort. Vient enfin le tour de celui qu'on cherche à attraper ; mais à peine est-il étendu sur le capucin mort que celui-ci, se réveillaût, lui serre les bras et les jambes, et tandis qu'il le tient bien ferme dans cette oosture, tout le monde fond sur lui et lui donne une correction amicale.
Les am$uements du M dgt, Paris, 1816.
Sé. — JVER AU UÈFB A KHlOWEa S*T10U
Jeu Rattrape
Sorte de jeu dans lequel les en£mts portent tout ce qu'ils ont de plus précieux dans une fosse» et font croire au plus simple d'entre eux que s'il peut trouver cette fosse les yeux bandés, il aura tout ce qu'elle renferme. Alors ce petit crédule se laisse bander les yeux ; les autres se hâtent d'enlever de la fosse ce qu'ils y ont mis, la remplissent d'ordure et conduisent par la main le pauvre enÊmt en criant : grand feu^ petit feu^ à mesure qu'il s'approche ou qu'il s'éloigne, et lui font enfin trouver ce qu'il ne cherchait pas.
VuUneùn tm. Hècaft, Dia. fwcfci.
S7. — LA TKÈVB
Qjiand un enfant veut demander une suspension ou cesser brusquement de prendre part à un
176 RIM^S BT JEUX DE l'eNFAH^GE
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/«< i'aUrape - 3
Ce jeu, qui donne ample matière aux broyauts.^ éclats dç rire, s'exécute comme il suit: jon attache, sans qu'il s'en doute, une clé forée ou un sifflet à l'habit d'un cavalier. Ensuite on lui -dit de chercher à le surprendre entre les mains de la personne qu'il entendra siffler; mais tous ses efforts sont vains, car, au moment où il se retourne, croyant saisir la clé forée ou le sifflet, il l'entraîne avec lui et la présente à une autre personne qui siffle de nouveau, ce qui le tourmente beaucoup et prête davantage aux platsits^ de la société.
La Amasiinenis du bel âge. Paris, xSitS;