‹ Rimes galantesChapitre 15 sur 42 · TRIANON · texte numérisé non relu

TRIANON

Qu'un lierre est élégant lorsqu'on un parc royal, Verte guirlande, il rampe autour d'un piédestal !

Devant une statue Toute nue

Deux pédants discutaient au petit Trianon.

L'un disait : — c'est Vénus; et Vautre : — c'est Junon.

Les mots pompeux traînaient les lourdes théories. — Deux amants promenaient par-là leurs rêveries (Car toujours les vieux parcs ont des coins isolés Pour les marbres sans voile et les amours voilés) : Près du socle, en passant derrière la déesse, L» 1 jeune homme idolâtre arrêta sa maîtresse. « — Regarde, murmura le flatteur, te voici ! » La dame en ses amours se montrait donc ainsi? Il n'en dit rien : sans doute un baiser le fit taire. Mais déjà les amants, avides de mystère.

Fuyaient sous les massifs...

Sous les ifs.

Et les pédants brisaient la guirlande d'un lierre Pour chercher du latin sur le socle de pierre.

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