‹ Rimes héroïquesChapitre 14 sur 40 · PÉTRARQUE · texte numérisé non relu

PÉTRARQUE

LUGREZIÂ DI MAZZANTL

Dans le temps malheureux où l'aigle impériale , De la pauvre Florence implacable bourreau, Allait du dernier coup de son aile fatale Mettre la liberté pour toujours au tombeau ,

Od vit non loin des murs du bourg de San-Giusto, D*un soldat ennemi fuyant l'ardeur brutale , Une femme de cœur s'élancer dans TArno , Plutôt que de souffrir la caresse infernale.

Et cette plébéienne k Tacte tout romain , Comme celle qui Gt tomber le fler Tarquin, Lucrèce se nommait : étrange destinée 1

Hélas! non moins sublime et plus infortuiîée, La Lucrcce du peuple aux pudiques vertus Mourut comme Tancienne, et n'eut point de Brulus.

LE COMTE D'EGMONT

Scbaizl cure GQtcr ! und euer liebstes zu erreion, fallu freudig , witflcb euch ein fieispicl gebe.

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LE COMTE D'EGMONT

Liberté , liberté , déesse aux larges ailes ! Lorsque planant dans Tair au-dessus des cités Tes regards tout à coup vers la terre emportés Descendent sur les murs de la riche Bruxelles;

Quel est dans cet amas de toits noirs et heurtés L'aspect qui sait le mieux enflammer tes prunelles, Et qui fait palpiter d'ivresses immortelles Ton cœur toujours ouvert aux nobles voluptés?

Est-ce ce beau palais aux tourelles gothiques . A la flèche hardie ; aux créneaux fantastiques, Que du vieux Jean Ruysbroeck éleva fart profond ?

Est-ce la cathédrale et sa superbe masse?

Non;robjctestmoinshaut, Enfant, c'est dans la place Le pavé sur lequel coula le sang d'Egmont.

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