IX. La Conférence aura lieu dans la sacristie ou
(49) aa presbytère ; elle fronmiencera à dix heures, et durera aa moins deox heures. On entera toute discussion inatile on étrangère à Tobjef de la Conférence. Le Président el le Secrétaire auront soin de ramener à la matière des Conférences ceox qui s*en ëlo^eraient : les questions incidentes seront renroyées à Taprès* diner. Chacun donnera son avis raisonné : ce
I sont les plus jeunes qui donnent leur ayis les premiers. Le Président parle le dernier et fait le résumé des sentimens, à moins qu'il n'en chai^ k Secrétaire : dans tous les cas, celui-ci prend
' des notes sur-le-champ pour le procès-verbal. X. Dès que la Conférence sera finie, on dira le Sut tuutn, et on dinera chez M. le Curé, ou dans une autre maison honnête, qui, dans tous les cas, ne pourra être une auberge. Le diner ne peut être composé que de cinq plats , quel que soit le nombre de ceux qui assistent à la Conféreuce , et le Secrétaire doit faire mention dans le procès-verbal de la manière dont cotte règle a été observée (i).
(I) Noos n'entrerions cfifavec beaucoup de peine dans
ces détails, qui peuvent paraître minutieux , si les plus
1 gjTands évêques ne nous en ayaient donné l'exemple, et
I notamment saint Charles, qui se montre bien plus s<&-
Quand ces Conféreuces seront iixes dans une paroisse 9 ou quand on ne dine pas chez le curé de la paroisse où se tient la Conférence, c« qui n'arrivera sans doute que très-rarement , chaque assistant doit donner une rétribution qui n% s'élèvera jamais au-delà dé 2 francs.
Au coDomencemeot du diner on est dans l'usage de lire un chapitre de rEcriture-Sainte 5 et de préférence celui qiu a été l'objet de la Conférence. A la fin on lira un nombre de l'Imitation : c'est le Secrétaire qui fait ces lectures.
XI. Après le diner on se réunira encore pour continuer l'examen des questions qui n'auraient pas été proposées le matin, pour conférer sur les cas difBciles qui seraient arrivés à quelques-uns des Confesseurs, et qui sont étrangers à la Con-* férence , sur les cérémonies de l'Église et sur les moyens de ranimer la piété. On pourrait aussi quelquefois se concerter sur la manière de dresser les budgets de fabrique , sur les moyens d'obtenir des fonds pour les dépenses de la sacristie, et sur d'autres objets relatifs au bien des
vère que nous sur ce point. Actor* mediol, p, 4.« , Instruct, congr^ diœcesan» tit. XV de refectione*
Il est peut-être inmile de dire que le dessert doit être analogue an repas, et qu'on doit y éviter on luxe et une 4épeii8e qui sont préjudiciables aux pauvres.
Yaioisses. C'est le Président^ oa, par son ordre, le Secrétaire 9 qui indiquera l'objet de la Conférence de l'après-diner : il le fixera d'après les questions qui lui auraient été faites , et les cas qui lui auraient été remis par écrit. Nous disons par écrit, parce qu'alors ils sont proposés phis clairement, et qu'il y a moins de dan« ftr de faire connaître les parties intéressées.
XII. Daigne le Dieu de miséricorde répandre tes bénédictions sur une institution si vénérable par son antiquité, et qui rappelle d^une manièi-e si touchante les assemblées des premiers Fidè* les^ dont il est dit qu'ils n'avaient qu'un cœur et qa'uBe âme ! C'est la disposition que chacun doit y apporter, et le fruit qui en résultera. 11 est rare qu'on se trouve dans une assemblée de bons Ecclésiastiques , sans avoir le désir de travaillera devenir meilleur; mais ce sont sur* tout les jeunes Prêtres qui ont besoin des Conférences ecclésiastiques : c'est là qu'ils puiseront les levons de l'expérience, que rien ne peut remplacer; c'est là qu'ils recueilleront ces traditions si respectables , si nécessaires, qu'on ne trouve pas dans les livres ^ et sans lesquelles il est si difficile de faire le bien ; c'est là , enfin , qu'ib' puiseront ces exemples de vertu , de foi et de piété, que les cheveux blancs rendent si respectables et si fructueux*
Le préieDt Rëglemcni seia Ih ckaMpe année dans la première ConfeieDce, cl toutes les fois que M. l'Aich^rêtre ingéra à propos d*en rap-> pèlerin tout on en partie, les dispositions.
Cosros3iinE»T à ce que noos voyons pratiquer dans pldsieurs Diocèses, et pour établir Toni* formité , nous mettrons dans le second Tolome le modèle du procès-Terbal qni'doît être fait à la saite de chaqne Gonféreoce. Noos nous contenterons de recommander ici d'éviter les longueurs^ ou un laconisme sec et non raisonné; il faut un juste milieu qui demande du travail de la part du rédacteur. Nous recommandons aussi d'employer le papier à la cloche 5 partout ^ afin qu'on puisse plus aisément réunir les cahiers.
SECTION n.
Bibliothèque de Canton.
Jamais peutrêtre le clergé n'avait eu autant besoin de s'instruire que dans le malheureux siècle où nous vivons. Les discussions politiques, la multiplicité des journaux, la propagation des mauvais livres, ont accoutumé les hommes de tous les états, même les cultivateurs 5 à parler de tout» à raisonner sur tout. Il est donc absolument essentiel que les ecclésiastiques ne soient pas entièrement étrangers aux conversations
qu'ils sont quelquefois dans la nécessité d'enten* dre, et qu'ils puissent répondi'e aux objections qn'on leur lait. Mais» attendu Timpossibilité où se trouvent plusieurs prêtres d'avoir autant de livres qu'il en faudrait pour se tenir en garde contre les ennemis de la foi^ nous avons pensé qu'il serait très-utile de former dans chaque canton une bibliothèque qui serait à l'usage de tous les prêtres du canton. On pourrait la former à peu de frais » en donnant chaque année une petite rétribution, en cherchant à réunir tous les livres ecclésiastiques qui se trouvent dans des maisons particulières où ib sont inutiles 5 qui coûteraient peu , et qu'on aurait même souvent pour rien. Nous pensons qu'il faudrait recueillir même ceux qui sont incomplets^ parce qu'il serait possible de faire passer d'un canton à l'autre les volumes qui manqueraient aux uns et seraient superflus aux autres. Voici le plan que nous conseillons de suivre pour cela.
I. Il sera formé dans chaque canton une bibliothèque à l'usage des prêtres du canton.
II. Chaque livre portera le nom du canton auquel il appartient.
III I Cette bibliothèque sera placée chez M. le curé de canton , à moins que des raisons graves ne missent dans la nécessité de la placer ailleurs^ ce qui ne sera fait qu'après qu'on nous en aura
préyenu, et que bous en aurons approuvé la translation»
lY. Chaque curé de canton fera une déclaration entre nos mains, qpi constatera que les livres sur leqoels sont ces mots : Bibliothèque du canton ds rf, ne lui appartiennent pAs, afin que ses héritiers ne puissent pas s'en emparer.
y. Bi. le curé de canton pourra charger son vicaire ou le secrétaire de la conférence de veiller suria bibliothèque 5 de l'arranger , d'en faire le catalogue 9 et de distribuer à chacun les livres qu'il demandera.
YI. Il y aura un registre ouvert dans la bibliothèque ^ sur lequel chacun inscrira le jour où il aura pris un tel livre : il mettra à la marge du même registre y le jour où il le rendra.
YIl. Nous invitons tous les prêtres qui auraient des ouvrages à double , à en déposer un exemplaire dans la bibliothèque commune.
YIII. Chaque prêtre donnera une rétribution qui sera fixée par l'assemblée de la cohférence» et consacrée à Tarquisltion des livres qui manquent k la bibliothèque cantonale. S'il se trouvait des laïcs religieux qui voulussent profiter de cette bibliothèque et contribuer à l'augmenter , on pourrait leur en prêter les livres.
IX. On dressera un catalogue de cette bîblioibèque, dont un double sera envoyé au grand «é«^
minaire : on y inscrira soigneusement les oavra- ^ incomplets et les volumes qui manquent. Chaque année on nous donnera la note des livres acquis.
X. Les directeurs de notre séminaire se char* geront de comparer les catalogues les uns avec les autres 5 et nous indiqueront les moyens à prendre pour compléter les ouvrages de divers cantons.
XI. Nous désirons ardemment que cette bi* blîothèque renferme ^u plus tôt un bon comment taire sur l'Ecriture- Sainte, tes Conférenceê f Angers, ta Somme de saint Thomas, tes muvres de Betiarmin , les œuvres de Bossu^t , et autres livres ecclésiastiques. On trouve tous ces ouvrages facilement et à très-bon compte.
XII. Il n'y aura dans la bibliothèque aucun livre impie, contre les mœurs, ou contre la foi : aucun prétexte ne peut autoriser à garder de pareils livres, et nous le défendons de la manière la plus expresse, persuadé qu'il ne peut en résulter aucune espèce de bien , et qu'il peut y avoir au contraire les plus grands inconvéniens à les garder.
XIII. Nous recommanderons aux prières, cha- * que année dans VOrdo, comme bienfaiteurs du diocèse , les ecclésiastiques qui donneront leurs livres par testament à la bibliothèque cantonale.
XIY. Nos directeurs du séminaire feront pour les bibliothèques de canton ce qu'ils ont fait, avec tant de fruit, pour les prêtres en particulier; ils procureront les jouvrages qu'on demandera, moyennant des honoraires de messe, que chaque prêtre du canton acquittera à cette intention; ce qui facilitera le moyen d'avoir des ouvrages qui seraient trop chers pour chaque particulier.
XV. Au moment de la mort du curé de canton , ou de celui qui serait dépositaire de la bibliothèque, l'acchiprêtre prendra les précautions nécessaires pour qu'il n'y ait aucun des livres qui se perde.
TITRE VIII
Sur les Synodes.
I. Le mot de synode a eu diverses acceptions, selon les diflerens temps ; mais le sens qu'on y attache aujourd'hui dans l'Eglise catholique, et surtout en France, se restreint à désigner une assemblée de curés et autres ecclésiastiques con« voqués et présidés par TEvêque diocésain , pour les consulter, pour pnUier des réglemèns, ou recomimander l'observation de ceux qui exis« tent déjà.