‹ Rituel du Judaisme (volume 2)Chapitre 15 sur 21 · XCIV · texte numérisé non relu

XCIV

D'une cuillère servant aux aliments lactés plongée dans un pot de viande

(Ce paragraphe contient 9 articles)

ArrTicce L®. — Lorsqu'on (1) plonge une cuillère

(1) D'après le D, $ 214, cité par le 91, a. 1.

servant aux aliments lactés dans un pot de viande, ou inversement, on évalue d’après la partie de la cuillère plongée. (Glose I : Si la cuillère est du jour, c'est-à-dire, si elle a servi à un premier vase dans

l'intervalle de vingt-quatre heures.) Un certain au-

teur prétend que lorsque la cuillère est en métal,

on évalue d’après la cuillère entière, car le chauffage d’une partie profite à la totalité. (Glose IT : La première opinion est la plus fondée. Tel est, en effet, l'usage.)

ART. 2. — Lorsqu'on (2) a plongé la cuillère deux fois dans le pot sans s’en apercevoir, 1l faut

que le contenu du pot présente deux fois la quan-

tité exigée. (Glose : D’aucuns opinent qu'il suffit -

d'une seule fois. Tel est, en effet, l’usage.)

ART. 3. — Lorsqu'il (3) y a la quantité exigée pour dissoudre la cuillère, le pot et les aliments sont permis, mais la cuillère ne peut plus servir, ni à la viande, ni au lait, attendu qu’elle a déjà absorbé de tous les deux ; aussi rend-elle défendu un aliment aussi bien que l’autre, même en cas d’un fait accompli, si on [y plonge dans l'intervalle de vingt-

quatre heures. Maïs s’il n'y a pas la quantité exigée,

(2) Id., ibid.

(3) Talmud, traité nina, 96e.

Page 1