‹ Rituel du Judaisme (volume 2)Chapitre 2 sur 21 · AND MOTAD DA AIT MONW V9 1105 ITA 1192 SOIN · texte numérisé non relu

AND MOTAD DA AIT MONW V9 1105 ITA 1192 SOIN

nUMOQ 2107 190 72190 NINTON JA HAT. :

Quant aux raisons qui ont motivé la prohibition

de certains animaux, elles peuvent être hygiéniques ou mystiques. Ainsi Strabon (liv. XVI) attribue le tempérament vindicatif des Arabes à la quantité de chair de chameau qu'ils mangent. Hippocrate attribue au lapin et au lièvre la propriété d’échauffer et d’engendrer le « tempérament mélancolique » (Sanctorius, Med, Slalist., section IIT, aphor. 23). Les Égyptiens avaient le porc en horreur, vu les maladies lépreuses qu'il occasionne encore dans cette contrée. Il paraît que les anciens Arabes ne mangaient pas de la chaïr de pourceau; et leur Prophète, par sa défense, semble n'avoir fait que suivre l'aversion commune de la nation pour cette viande (Solin, De Arab. XXXIII). Mahomet, qui a copié les Juifs sur tous les articles d'aliments défendus, telle que la défense du sang, de la chair de porc et de tout animal qui meurt de mort naturelle, etc., permet cependant la chair de chameau, Plusieurs personnes pieuses d’entre les Chrétiens de la primitive Église s’abstenaient de vin et de viande de porc (Hyeronim., In Sorani, liv. II, chap. 6). Quelques-uns même (‘) allèrent jusqu'à en con-

(*) C'était l'hérésie des Encratites et Aquariens. Le mage Khwaf aussi en déclara l'usage illégitime ; mais ce fut après le temps de Mahomet. Cf. Smith, De Moribus et Institulis Turcar., ep. IL, p. 28.

damner l'usage, comme étant un grand péché (Hyde, De rel. vet. Pers., chap. XXI). L'usage de la chair de cheval, nous apprend un philosophe hindou, prédispose à la paresse (Madhousou dana Saraswati, dans le Prast’ hüna-bhèda, IV, 3); celui de la chair de fauves et d’oiseaux de proie, nous dit un autre auteur (Atharva-Veda, IT, 6, 2), prédispose à la cruauté et à la rapacité. D'après Diodore de Sicile (livre Il, chap. 26), la chair de poissons sans écailles était regardée, en Perse, comme « agent des fièvres ». Une loi de Numa avait exclu ces poissons des festins en l'honneur des dieux (Pline, liv. XXXII, chap. 3).

À côté des marques distinctives des animaux purs ($$ 79, 80, 82, 83 et 85), le présent traité s’occupe aussi des aliments émanant des animaux impurs nn po nya 2127), tels que le lait ($ 81), les œufs ($ 86), etc.

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