‹ Rituel du Judaisme (volume 4)Chapitre 5 sur 33 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

On a dit que la législation mosaique avait fait de la femme un être impur, dont le contact vicie tout ce qui approche d'elle. |

C’est la une erreur à ajouter à tant d’autres, commises par les gens qui ont prétendu juger le judaisme sans l'avoir réellement étudié. La femme juive impure parce qu’elle doit se purifier ! Mais alors, le grandprêtre à Jérusalem était, lui aussi, un être bien impur : ne devait-il pas, au jour solennel de Kippour, se livrer à cinq immersions totales et à dix ablutions ?

Les lecteurs qui examineront de près le traité Niddah verront au contraire la femme juive, jalouse gardienne de sa pureté physique, dominer sans cesse sa passion, atteindre à la pureté morale, réaliser ces deux préceptes de la loi de Moise :

19 « Dieu les bénit et il leur dit: Croissez et multipliez ». (Genèse, 1, 28.)

Le mariage a pour fin la procréation, non le

plaisir des sens.

20 « Vous éloignerez les enfants d'Israël de ce qui

« pourrait les souiller, afin qu’ils n’encourent point

«la mort, en souillant ma demeure qui est au

« milieu d'eux. » (Lévitique, xv, 33.) | L'homme s'éloigne de Dieu quand il s’abandonne

à Ses passions.

en

PRÉFACE t-VII

C’est dans la tebhilah, où immersion totale, qu’ap-

- paraît le mieux le caractère moral de la purification

PSE

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