VIII PRÉFACE
C’est à la parfaite — disons à la divine — intelligence de la double nature de l'homme que la Torah de Moïse a dû cette puissante vitalité, cette influence cipilisatrice unique au monde, qui font l'admiration . de tout penseur impartial. |
Moise, dans son Lévitique (x1x, 2), a tracé en caractères ummortels la formule de vie que moralistes, législateurs, fondateurs de religions ou d’écoles philosophiques ont plus ou moins copiée, paraphrasée, hélas ! aussi dénaturée (1) :
« Soyez saints, car je suis saint, moi l'Eternel « votre Dieu. » |
Versailles, 2 septembre 1912,
Armand LiIPMaAN.
(1) Qu'il suffise de citer ici :
En fait de copie, le fameux verset de l'Evangile :
« Soyez donc parfaits comme votre Père qui est dans les « cieux est parfait ». (MATTHIEU, v, 48) ; En fait de paraphrase, cette autre parole de Jésus : « Chargez-vous de mon joug et apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos « de vos âmes ». (MATTHIEU, XI, 29).
Et la strophe souvent citée de Bouddha :
« Cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien, purifiez votre cœur, telle est la religion des Bouddhas. » En fait de conséquences dénaturées : la vie claustrale, le célibat religieux, le fanatisme dément des brahmanes de l’Inde, des Aïssaouas d’Afrique, des convulsionnaires et des stigmatisés de nos pays.