‹ Rituel du Judaisme (volume 5)Chapitre 21 sur 40 · LXVII · texte numérisé non relu

LXVII

De divers aliments défendus à cause du sang. à

(Ce paragraphe contient 6 articles)

ARTICLE l°. — On (1) ne se rend coupable d’un péché mortel qu’en mangeant le sang qui constitue la source de la vie; mais on ne fait que simplement transgresser la loi, quand on mange le sang contenu dans les veinules qui traversent les divers organes. En (2) outre, le sang n’est défendu qu'autant qu'il à a été séparé de la chair, qu'il est coagulé ou qu'il s’est écoulé d’une partie de la surface de la chair et s’est infiltré dans une autre (3) ; mais s’il n’est ni

séparé de la chair, ni coagulé, il est permis.

(27) Selon le Nav n1'w, $ 609.

(1) Talmud, traité min, 21».

(2) D’après l'avis de NNDDIN au traité Po, 14 sv: NAT FDA, À

(3) V. 2”w, $ 76, note 2.

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TROISIÈME TRAITÉ, $ LxvI! 81

ART. 2. — C’est (4) par cette raison qu'il est permis de manger de la viande crue, aprés l’avoir lavée, même sans salage préalable : pourvu (5) toutefois qu’elle ne contienne pas des veines, car le sang contenu dans les veines est assimilé à celui Cueilli dans un vase. |

ART, 3. — Il (6) est défendu de manger la viande crue provenant d'un animal dont on a détaché la tête du tronc immédiatement après l'opération de la

saignée (7), à moins qu'on ne l'ait préalablement

salée, dans quel cas on peut même la cuire : mais

il est permis de la griller, même sans salage préalable.

GLOSE : Il (8) est pourtant d'usage de découper et de saler la viande, alors même qu'on veut la griller;

(4) NIDONN, L. ce.

5) Cf. Talmud, traité Nm, 982 : 2 +09 NAN, ete.

(6) Talmud, traité porn, 118,

(7) Parce que les centres nerveux vaso-moteurs, qui commandent la dilation et la constriction des vaisseaux, siègent principalement dans le bulbe et la moelle cervicale ; ces centres maintiennent dans les vaisseaux une certaine tension qui favorise l’issue du sang. La lésion de ces centres, produite par la section de la moelle cervicale, amène une paralysie vasculaire et la stase du sang dans le système circulatoire, de sorte que Île sang ne s'écoule que lentement des vaisseaux et est absorbé de nouveau par la viande (DY%Y2N2 à5 529). Viritias ke note I:

(8) D’après v’w au Talmud, 1, ce. V, 3’’w, note 6.

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il en est de mème lorsqu'on coupe un morceau de viande à l’endroit de la plaie produite par l'opération de la saignée, avant que l'animal n'ait expiré. D'aueuns (9) opinent qu’il faut s'abstenir, de propos délibéré, de sectionner la moelle cervicale ou d’enfoncer un couteau dans le cœur de l'animal afin d'en hâter la mort, parce que de tels procédés ont pour effet de faire absorber le sang par la chair (10).

ART. 4. — Lorsque (11) le sang vient à se coaguler à la suite d'une plaie, il est défendu de cuire la viande, sans avoir préalablement coupé cette partie du morceau et bien salé le reste ; mais il est permis de griller la viande, soit à la broche, soit aux charbons, même sans découpage ni salage préalables. | GLose: D'aucuns (12) en déduisent qu’il convient, avant de saler la viande, de ratisser ou de couper la chair à l'endroit de la plaie produite par l’opération de la saignée, attendu qu’à cet endroit le sang se coagule.

Art. 5. — Lorsqu'on (13) a trempé la viande

@) Le wpb thtaw cité par le mt n'a au Me, a. L., et le 12 52, ch. 162.

(10) V. 7m, a. L, note 2, et 3w, note 9.

(11) Talmud, traité TOM, 93», et selon l'interprétation du

NT, a. L.

(12) Le va 52 ch. 163,, et le Sn nt TIDN, $ 126. (13) Talmud, traité DD, 14, et d’après NI2DNN, ibid., SV Pan.

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