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dans la boîte cranienne, et trouer également la
méninge, et placer la tête avec le trou en bas. Dans
ce cas, on peut même la cuire dans une marmite.
GLose : V. $ 68 (4), au sujet de l'usage. Si on a salé la tête sans avoir ouvert le crâne, la cervelle et la méninge sont défendues, mais le reste est permis. Les (5) os moelleux ont besoin de salage. Le salage de l’os est suffisant pour la mcelle, et on na pas besoin de trouer l'os. De propos délibéré, il ne faut pas saler les os ensemble avec la viarde; mais il n’y à pas d’inconvénient à cela si l'or se trouve en présence d’un fait accompli,
$ LXXII Du salage du cœur et des poumons
(Ce paragraphe contient 4 articles)
ARTICLE 1°, — Au moment de la saignée, le sang se concentre au cœur ; c’est pourquoi il faut ouvrir ce viscère avant le salage. (Glose : En agissant ainsi, on peut même cuire le cœur ensuite dans une marmite. D’aucuns (2) opinent qu'en aucun cas le cœur ne doit être cuit, mais grillé seulement). On peut le cuire ensuite.
(4) Art. 4, Glose.
(5) D'après le Nr nt MDN, VI, $$ 17 et 31.
(1) Talmud, traité n1n12, 20h, et traité POI, 109. (2) Le NT "yw, $ 77, et le TNT 1 MDN, VI, $ 19,
ART. 2. — Si (3) on a salé ou grillé le cœur sans l'avoir préalablement ouvert, on l’ouvre après, et il est permis, Car on suppose que le cœur rejette le sang en même temps qu'il l'absorbe. Mais (4) si on l’a cuit sans l’avoir ouvert préalablement, il faut que la marmite contienne une quantité d'aliments soixante fois aussi grande que celle du cœur,
GLOsE : Et (5) même dans ce cas, le cœur même reste défendu; etil faut ratisser les autres aliments qui ont buché le cœur. D'aucuns (6) défendent même l’autre viande qui à été salée ensemble avec le cœur, vu que le sang du cœur est concentré et ne sort pas des autres morceaux qui l’ont absorbé, aussi facilement que le leur propre. L'usage est d’être modéré en pareil cas ; car même le sang concentré absorbé s'écoule en même temps que le sang propre, ainsi qu’on l'a vu chez le sang des veines jugulaires au $ 22. D’aucuns (7) exigent qu’on ratisse le morceau qui a touché le cœur. Il faut tenir compte de cette opinion et ratisser un peu autour du cœur, et alors tout est permis, les autres morceaux aussi bien que le cœur lui-même, et sans distinction si le cœur est fermé ou ouvert à son extrémité supérieure. Il
(3) D’après le p'D cité par le 11m, a. 1.
(4) Selon l'avis de NI2DD\N au traité Le 8, V. 271. (5) D’après le INT An MDN, 1 (6) Le TM au traité TON, $ 1022, à le NAT VW NAN, - $ 74.
:() Id., ibid, V, 2”, note 11, et DYTA 192, a, 1. | (ie
TROISIÈME TRAITÉ, $ LXXIT 125
est d'usage de couper, de propos délibéré, l’extrémité du cœur ainsi que les veines qui y sont distribuées ; mais on n’agit ainsi que par surérogation.
ART. 3. — Il (8) n’y à point de volaille dont le volume ne soit soixante fois aussi grand que le cœur. Donc, toute la volaille est permise quand on l’a cuite ensemble avec le cœur, et alors même que le cœur y adhère,
GLosE : Toute (9) volaille, même celle dont on a enlevé la tête et les extrémités des pattes, présente un volume soixante fois supérieur à celui du cœur. Aussi, quand la volaille est entière, tout est permis ; sinon, toute la volaille est alors, selon l'avis de certains auteurs (10), considérée comme un morceau défendu, de sorte qu'il faut que les aliments de la marmite présentent une quantité soixante fois aussi grande que celle de la volaille tout entière ; et même dans ce cas, la volaille elle-même reste dé: fendue, puisqu'elle ne présente pas un volume soixante fois supérieur à celui du cœur. Si le cœur
.n’adhère pas à la volaille, il suffit que les aliments de la marmite aient une quantité soixante fois aussi
grande que celle du cœur. V. plus loin, $ 92, au sujet de cette sentence. Aucune bête à cornes ne
(8) D'après le W’’N7 au traité On, section VIII. V. 4" et AD NY, a. L
(9) Le Y’N11n *pD2, $ 91, cité par le HwY 1217 au vw, CAES
(10) Le AN, ch. 35, et le 27, L. c.
126 UTNRITOEL OU JUDAÏSME 00e -
présente un volume soixante fois aussi grand que celui du cœur. | |
ART. 4. — On (11) n’a pas besoin de découper 1
les poumons avant le salage. Pourtant il est d'usage de les découper et d'en ouvrir les grandes bronches.
C’est un usage louable.
$ LXXIIT
De la facon de griller le foie
(Ce paragraphe contient 6 articles)
ARTICLE 1°. — Le (1) foie abonde en sang. C'est pourquoi, de propos délibéré, on ne doit pas le cuire en marmite aprés le salage, mais on y pratique une incision cruciale, et on le grille en disposant l'entaille en bas (Glose I : et (2) il faut le griller à point), et ensuite on peut le cuire dans une marmite.
GLose Il : Quelques (3) perforations, pratiquées avec un couteau, équivalent à une incision cruciale. Il suffit également d'enlever la bile avec un morceau
de foie y adhérent, afin que le sang puisse s'écouler.
Si on n’a pas fait ainsi, on enlève les vaisseaux san-
(11) Selon le w’’211 cité par le ON n'a au NO, 2. 1
(1) Talmud, traité Von, 111.
(2) V. $ 76, art. 5, Glose, et TNA NN VIDIN, VI, $ 86. =
(3) D'après le AN, ch. 36, Cf. nDD\N au traité PAIN, 11e, 8. v. 11721
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TROISIÈME TRAITÉ, $ LXXII 127 guins après avoir grillé le foie et on le cuit ensuite. Il (4) n’est question ici que d’un foie entier; mais s’il est découpé, on n'a pas besoin d'aucun de ces procédés. On a besoin de laver le foie avant de le
cuire et aprés l’avoir grillé, Il est permis si on a omis le lavage.
Si (9) l'on se trouve en présence d’un fait accompli, le foie est permis quand on l’a cuit isolément dans une marmite (Glose III : sans avoir été grillé préalablement) ; mais la marmite est défendue ; car le foie rejette le sang, mais n’en absorbe pas. Un certain auteur (6) déclare le foie en pareil cas défendu.
GLose IV : Tel est, en effet, l’usage de déclarer tout défendu, alors même que le foie a êté salé avant d'être cuit.
ART. 2. — Si (7) le foie a été macéré dans du vinaigre ou dans l’eau bouillante, troué et débarrassé des vaisseaux sanguins, on peut, selon la loi, le cuire ensuite; mais les docteurs de la Syna-
gogue (8) ont défendu d’agir ainsi. Si l’on se trouve
(4) Le 1271 au traité VO, section VIII, $ 992, d’après l'interprétation du *”’2 au 10, à. 1.
(5) Le 7”2199 cité par le 10,
(6) Le n’a, triaté MIVIDN NN, section X, 5.
(1) Talmud, traité pot, 1. c.
(8) Le na m20n et le nn au Talmud, traité précité, section VIIT,
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128 RITUEL DU JUDAISME S
en présence d’un fait accompli, le foie est permis en pareil cas. : | ART. 3, — Avant (9) de le griller, il faut le
découper, à cause des vaisseaux sanguins : si on ne
l'a pas découpé avant, il faut le découper aprés.
. GLosE : D’aucuns (10) opinent qu'on n’a pas besoin de le découper avant de le griller. Tel est, en effet, l'usage, même de propos délibéré.
ART. 4. — Lorsqu'on (11) grille le foie ensemble avec d’autres morceaux de viande dans un de ces fours, en usage à l’époque où vivaient les rédacteurs du Talmud, dont l'ouverture se trouve en haut, il faut le placer au-dessous et non pas au-dessus des autres morceaux. En cas contraire, il est permis, si l'on se trouve en présence d’un fait accompli. De
propos délibéré, il est défendu de rôtir le foie avec
d'autre viande à une broche, même en plaçant le
foie au-dessous des autres morceaux.
GLose : Mais (12) si le foie a été salé, on peut le griller ensuite avec d'autre viande, et même le placer au-dessus des autres morceaux ; car le sang du foie ayant diminué par suite du salage, ce vis-
(9) Id., ibid.
(10) Le 35 cité par le ADN m2 au MS, a. 1, et le NN NAT NIDIN, VI, $ 43.
(11) Talmud, 1. e., et YU, a. 1,
(12) D’après nYDDYn au traité DD), 74», 8. v. 1ÿ922.