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sur le point d'opérer deux animaux, l'une d'elles peut prononcer la formule et en dispenser l'autre ; pourvu que la personne dispensée ait l'intention de l'être (13).
ART. 4. — Il (14) faut faire attention de ne pas parler, entre la prononciation de la formule et l'opération, des choses qui ne concernent pas l'opération ; si on l’a fait, il faut prononcer de nouveau la formule.
GLose : Mais (15) il est permis de parler entre l'opération et l'acte de couvrir le sang ; on fera cependant bien de ne pas parler entre ces deux actes non plus.
ART. 5. — Si (16) l'on veut opérer plusieurs animaux, 1l faut faire attention de ne pas parler, entre une opération et l’autre, des choses qui ne
concernent pas l'opération (17) ; si on l’a fait, il
(13) V. 50, a. l., note 3, et 3”w, note 5.
(14) Selon le Talmud, traité m1292, 40, et mi2o1n, a. |:
MONTE, 40h Enote5 et 28, art: 3°et 167 et nn y”’w, S 498, art. 18.
(16) D’après nmi2Dïn au traité 15m, 872, s. v. Do" NT NT. |
(17) Car il ne faut’pas se mettre dans l'obligation de prononcer deux fois la formule d’action de grâces quand on peut le faire avec une seule. Talmud, traité ND", 102 et Draw nipDin, a. ls: v. DD : 1090 we JN 2, etc,
faut (18) couvrir le sang provenant de la première opération, et prononcer ensuite la formule de nouveau, avant les autres opérations ; mais on n’a pas besoin de prononcer de nouveau la formule avant le second acte de couvrir le sang.
GLOSE : Parce que l'opération ne constitue pas un acte d'interruption. Mais si on a parlé entre les deux actes de couvrir le sang, ceci est considéré comme une interruption et, par conséquent, il faut prononcer la formule de nouveau (19).
D'aucuns (20) opinent que parler entre une opération et l’autre ne constitue pas une interruption (21).
ART. 6. — Si (22) un praticien-boucher prononce la formule avec l'intention d'opérer un seul
et traité 1010, 412. Or, en parlant entre une opération et l’autre, on sera nécessairement obligé de prononcer de nouveau la formule.
(18) De même qu’au sujet des porn, au traité n1n20,
(19) C'est-à-dire avant de couvrir le sang pour la seconde fois. 7”, a. 1., note 8.
(20) Le Ÿ’10 et le v7.
(21) La plupart des auteurs n'étant pas de cet avis, il ne faut pas en tenir compte. 2”’w, a. ]., note 7, et w’’n, IE
(22) n\9o4n au traité ns let
animal sauvage (23), et qu'on lui en apporte plusieurs, il faut qu'il couvre le sang du premier et prononce la formule prescrite pour cet acte, et qu’il prononce de nouveau la formule avant la seconde opération, mais (24) il n'a pas besoin de prononcer une seconde formule avant de procéder pour la seconde fois à l’acte de couvrir le sang. Mais il n’en est ainsi que dans le cas où on. Iui.a apporté les autres animaux avant qu'il n'ait prononcé la formule de son premier acte de couvrir le sang.
GLOSE : D'aucuns (25) opinent qu'on na pas besoin de couvrir le sang du premier animal et de prononcer de nouveau la formule avant la seconde opération, si les animaux qu'on apporte
à la fin sont de la même espèce que le premier. C'est cette opinion qui est en vigueur.
ART. 7. — Si (26) un praticien-boucher a devant lui plusieurs animaux à opérer, et qu'on lui en
apporte d’autres après qu'il à déjà prononcé la
(23) Car le sang des animaux domestiques n’a pas besoin d’être couvert. V. $ 28, note 1.
(24) Parce que l'opération, ainsi qu’on l’a déjà dit dans l’art. précédent, ne constitue pas une interruption.
(25) Le nav et le sy 5y2. V. pv ma au D'sn 110, $ 206.
(26) p’ov, $ 126, d’après le Talmud, traité n1272, 42a : SNS on pô, etc.
formule, il n’a pas besoin de prononcer de nouveau la formule avant l'opération des animaux apportés plus tard si, au moment de leur arrivée, il avait encore devant lui une partie des premiérs animaux ; sinon, 1l faut qu'il prononce la formule de nouveau. Mais, de propos délibéré, on fera bien de stipuler mentalement au moment de prononcer la formule que celle-ci suffise pour l'opération de tous les animaux qu’on pourrait apporter dans la suite.
ART. 8. — Si (27) on a opéré un animal sauvage ou une volaille avec l'intention d'en saigner encore d’autres, et si l’on a oublié ensuite et couvert le sang après la première opération en prononçant la formule prescrite pour cet acte, on n'a pas besoin de prononcer de nouveau la formule quand on recommence l'opération, parce que l'acte de couvrir le sang ne constitue pas une interruption.
GLosE : Il (28) en estde même lorsqu'on a opéré un animal sauvage ou une volaille et que l'on veut opérer ensuite un animal domestique (29),
(27) vo, a. l., d’après le Talmud, traité Pains Lors
(28) Selon le 2 5, cité par le w 1297, a. 1. V. 0, note 17.
(29) Dont le sang n’a guère besoin d'être couvert.
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l'on couvre le sang provenant de la première opération, et l’on saigne ensuite l'animal domestique sans prononcer de nouveau la formule.
$S XX Des limites entre lesquelles la section doit être pratiquée au cou
(Ce paragraphe contient 4 articles)
ARTICLE [°*. — La (1) section peut être pratiquée, à la partie supérieure de la trachée du côté de la tête, à partir de la base oblique du couvercle (2) en bas, c'est-à-dire à partir du point en bas d'où la trachée s'élargit supérieurement et devient prismatique, pourvu qu’une partie des tubercules reste au bord supérieur de la section.
(1) Talmud, traité He A9 : yat own NN A2 mo.
(2) Y212 — chapeau ou couvercle, c'est-à-dire le larynx que le Talmud, à l'instar des médecins du moyen âge, considère comme la tête de la trachée : caput asperæ arteriæ. Cylindrique en bas comme la trachée, il s’élargit supérieurement et devient prismatique et triangulaire, On peut le comparer à une pyramide triangulaire, dont le sommet tronqué serait en bas et dont la base serait dirigée en haut. Or c’est au-dessous et non pas audessus du sommet tronqué en bas (nt ÿ212 W9:w1), c’est-à-dire au-dessous du cartilage thyroïde, que la section peut être faite.
Car il y a, au bout supérieur de la trachée, dans le grand anneau (3), deux noyaux cartilagineux (4) quon appelle tubercules. Or, si on pratique la section de la trachée au point même où se trouvent les tubercules, l'opération est valide, à condition (5) qu'une toute petite partie du moins des tubercules reste adhérente au bord supérieur de
(3) Le cartilage cricoïde ou annulaire considéré comme suite du cartilage thyroïde.
(4) Les tubercules, dits de Santorini ou cartilages corniculés, qui surmontent, ou plutôt qui constituent le sommet du cartilage aryténoïde. De même que Galien, le Talmud n’admettait que trois cartilages dans le larynx : le thyroïde, le cricoide et l'aryténoïide. Les cornicula de ce dernier étant déjetés en dedans et en arrière, Maimonide (n1%%3 wi», section I), dont notre texte reproduit les termes, dit très judicieusement nya Ann ina, etc., c'est-à-dire à l’intérieur. Mais *’w7, moins versé dans l’anatomie que l’éminent médecin de Saladin, son illustre confrère, s'exprime ainsi (18, s. v. non) : dy pravot porno rot (glandes —) v351, van ON n2pn, c’est-à-dire les deux lobes latéraux ou cornes du corps thyroïde connues sous le nom de glandes thyroïides. Cette interprétation des mots talmudiques : ‘072 sw est fausse, vu que ces lobes latéraux embrassent non seulement les parties latérales de la trachée, mais aussi tout le larynx et la partie inférieure du pharynx et supérieure de l'œsophage.
(5) D'après l'avis du n203n, a. L., s. v. N9Y 3219 07 IN ya.
0 de pr Le
PREMIER TRAITÉ, $ xx 107
la section, car dans ce cas l'incision est réellement faite au-dessous de la base oblique du couvercle. Mais si, au contraire, l’incision est pratiquée au-dessus des tubercules dont aucune partie ne reste adhérente au bord supérieur, la section est dans ce cas déplacée et, par suite, l'opération invalide. (GLose I: De (6) propos déli-
béré, il faut pratiquer la section au-dessous (7)
ed
(6) Cf. mipoin au traité 522, 99h, s. v. Ty:
On 123929 SON, etc...
{7) Le cartilage cricoïde. En résumé, il faut, de propos délibéré, pratiquer l’incision au-dessous du cartilage cricoïde. Mais si on l’a pratiquée au-dessous des cartilages aryténoïdes, l'opération est valide, à condition qu’une partie des cartilages corniculés soit restée adhérente au bord supérieur de la section. Cependant, dit le 3”w, a. 1., note À, il ne faut jamais se baser sur le texte et déclarer une opération valide quand l’incision a été faite au-dessus du cartilage cricoïde, à moins qu’il ne s’agisse d’un cas où la déclaration d'invalidité de l’opération entrainerait une grande perte d'argent. Mais le w”’n, $ 6, déclare une telle opération invalide même en cas de grande perte, Le commentateur 5”, note 1, a pris le Pirée pour un homme. Il prend tous les cinq cartilages qui forment le squelette du larynx pour 19137 nya. De là la prolixité de ses explications. Le DY539 119 dans le 235 niy21wn, note 1, s'efforce de pallier la bévue du 7’. Mais ses explications sont plus confuses et plus embrouillées encore que celles qu’il prétend analyser, de sorte qu’il est obligé de reconnaître lui-mème qu’il n’y comprend rien, et que
du grand anneau.) La (8) limite inférieure de Ja trachée pour la section est le point jusqu'’auquel peut monter le bout du lobe du poumon après insufflation, car c'est précisément la hauteur de la trachée qu'atteint le bout du poumon quand l'animal vivant allonge le cou pour paîitre, c'est-àdire allonge le cou d’une façon normale sans faire des efforts pour l’allonger outre mesure. (GLosE IT: Chez la volaille, la limite inférieure de la trachée est la même que celle de l’æœsophage.)
ART 2. — Pour (9) l'œsophage, les limites entre lesquelles l’incision doit être pratiquée sont : à partir du point où les parois commencent à se recroqueviller quand on les coupe (10), jusqu’à l'endroit où la surface interne commence à être veloutée et à former des plis semblables à ceux de
la surface interne de l'estomac (11). Si on a pra-
les praticiens qu’il a consultés.à ce sujet étaient impuissants à lui donner les éclaircissements désirables.
(8) Talmud, traité 15, 452.
(9) Talmud, 1. c., 43b et 44.
(10) C'est-à-dire à partir de la cinquième vertèbre cervicale, d’après le professeur Cruveilhier (Anatomie descriptive, Tome II, p. 449. Paris, 1834).
(11) Il y a dans l’œsophage, à partir de la deuxième vertèbre dorsale, indépendamment des plis longitudinaux, des rides analogues à celles de la peau, dues probable-
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liqué la section plus haut, c'est-à-dire à l'endroit
qu'on appelle le vestibule de l'æsophage (12), ou plus bas, c'est-à-dire au commencement de l’estomac, l'opération est invalide. La (13) longueur du vestibule de l’æœsophage impropre à l'incision est, chez les animaux domestiques et sauvages, celle qu'on peut tenir entre deux doigts.
GLose I : Selon d’autres (14), cette longueur est de quatre pouces. Il y à (15) une tradition des anciens qui indique pour chaque animal domestique et sauvage comme ligne de démarcation entre le vestibule et l'œsophage, le point jusqu'où peut atteindre le bout de l'oreille de l'animal en la pliant.
Chez (16) la volaille, cette longueur varie selon
la grandeur de la volaille.
ment à l’élasticité des fibres musculaires. C’est de ces rides que parle le 22199. Mais *’w- au Talmud, 1. c.,
43, s. v. VND (WY0, c'est-à-dire ratatiné), et, d’après
lui, le 79, a. L., note 4, ont confondu ÿ2nn avec ridé,
endroit où, au contraire, la section ne doit plus être
pratiquée.
(12) C'est-à-dire le pharynx.
(13) D'après l’avis du 3”, cité par le n\20n au traité précité, 342, s. v. 71 ND9Dn 172.
(14) vw et bnxt 127, cités également par le n20n RE
(15) n5209n, ibid.
(16) Ibid,
GLosE II : Il (17) n'y a sous ce rapport aucune différence entre les pigeons et les autres volailles, chez lesquels la longueur est la même.
La limite inférieure (18) est jusqu'au jabot.
GLOosE IT : Chez la volaille qui n’a point de jabot, la limite est jusqu’au niveau des ailes. N’étant pas à même de déterminer de façon positive ces limites, nous ferons mieux de pratiquer l’incision au milieu de la longueur du cou et de prévenir ainsi toute matière à controverse.
ART. 3. — Le (19) praticien-boucher doit pratiquer l'incision au milieu de la largeur du cou ; s'il l'a pratiquée de côté, l'opération est quand même valide, pourvu qu'il ait également tourné les canaux de côté et qu'il soit certain de les avoir sectionnés avant les muscles cervicaux ; car les canaux sont souples et cèdent facilement à la poussée du couteau. Il en est de même s'il pra-
tique l'incision du côté de la nuque (20).
(17) Le mot ñ1y au Talmud, 1. c., 43}, étant un nom propre. Cf. AD nva, a. 1., qui prête à ce mot la signification de pigeon.
(18) Chez les volailles.
(19) a”’an et ni2o1n au traité précité, s. v. WmwA.
(20) L'opération est valide si on a préalablement fait dévier les canaux de façon à les mettre à la portée du couteau.
ART. 4. — On (21) fera bien de palper les canaux et de les saisir avant de pratiquer l'incision (22), afin qu'ils se trouvent à la portée du couteau avant les muscles cervicaux ; cette précaution s'impose surtout pour l'opération des pigeons dont les canaux sont disposés à la partie latérale du cou et pour la section desquels il faut déployer beaucoup de dextérité et de circonspection ; car si on ne palpe pas les canaux avant l'opération afin de les mettre à la portée du couteau, on pourra très facilement manquer l'opération en sectionnant les muscles cervicaux avant les canaux.
$ XXI De la profondeur de l’incision
(Ce paragraphe contient 4 articles)
ARTICLE 1%. — Quelle doit être la profondeur de l’incision de la trachée et de l’œsophage ? La (1)
(21) Selon le 12 5, cité par le 90Y n°2, a. L.
(22) Alors même que l’incision est pratiquée de façon habituelle à la partie antérieure du cou. 7’, a. 1., note 8.
(1) Afin de tenir compte de toutes les deux interprétations données dans le Talmud, traité "bn, 97a NIOYN TYATN, etc... NIDIN TIYAINT, elc..
- meilleure opération est celle de sectionner entièrement (2) tous les deux canaux, chez une bête à cornes aussi bien que chez la volaille (3) ; et c’est toujours avec l'intention de pratiquer une telle incision que le praticien-boucher doit procéder à l'opération. Mais (4) si on n’a sectionné que la plupart d'un seul canal chez la volaille, ou la plupart de tous les deux canaux chez les animaux domestiques et sauvages, l'opération est valide, pourvu qu'en mesurant la section on constate qu’elle embrasse la plupart du pourtour du canal. Si elle dépasse la moitié de la circonférence (5), ne füt-ce que de l'épaisseur d’un cheveu (6), cela suffit.
(2) Et non pas seulement la majeure partie de la circonférence de chaque canal.
(3) C’est selon l’opinion du n\2ïn au traité précité, 24», s. v. 0529 JHN), contrairement à l’avis du +”’w, ibid.; 5.-v. TNT, qui dit : 54209 JON 21002 JON ND n)nn2).
(4) D'après la n1w% du traité précité, 272 : Sw 1251) 31022 TN.
(5) Il faut que la section dépasse la moitié du diamètre intérieur de la trachée, sans compter l'épaisseur des cerceaux. V. $ 24, art. 12 et $ 84, art. 1. De même la section de l'œsophage doit dépasser la moitié de la circonférence de la membrane intérieure, sans compter l'épaisseur de la membrane extérieure. 3°”w, a. |., note 1 et 2, et au $ 24, note 14.
(6) D’après l’opinion du +”, a. 1, note 2, partagée
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